histoire de l’art abstrait

 

 

> accueil d’Almanart

> sommaire de l’abstraction

> réagissez à cet article

 


 

2° partie : naissance de l’art abstrait

toutes images : clic=zoom

 

 

 

La naissance de l’abstraction a été une aventure européenne, prolongement du Futurisme (en Italie) et du Rayonnisme (en Russie) ; sa véritable genèse se situe en Russie à l’aube du XXè siècle, dont les peintres ont été en contact avec les mouvements libératoires notamment à Paris.
Cette exploration
a été assorti de combats de chefs et fondations de partis : Kandinsky, avec ce qui sera appelé l’abstraction lyrique, Malevitch avec le suprématisme, Mondrian avec le Stijl et le néo-plasticisme : ouvrons le rideau !

 

Cette "composition colorée", Ligne Verte, 1917, montre le tournant qu’Olga Rozanova opéra du Futurisme vers la pure abstraction ; sans la fin prématurée de sa vie un an plus tard, elle aurait été célébrée comme précurseuse du mouvement américain Color Field des années... 50 !
   
Ligne Verte, 1917, Olga Rozanova
(courtoisie Rollins College )

 

qui a inventé l’art abstrait ?

 

Personne, évidemment ! il est d’abord le produit d’une époque extrêmement féconde (le début du XXè siècle) où les artistes de tous pays étaient en contact les uns avec les autres (notamment du fait de la prépondérance de Paris) : il résulte d’une mutation globale de la peinture. Et pourtant l’histoire avec son recul n’a retenu que quelques fondateurs.
Jean-Louis Ferrié (dans sa belle "Aventure de l’art au XXè siècle", 900 pages d’une passionnante encyclopédie ; voir ci-dessous à droite) et bien d’autres historiens ont restreint la paternité de l’abstraction à 3 artistes célèbres :

 

Vassily Kandinsky :
a ouvert l’abstraction lyrique ( ce terme est venu ultérieurement) virage qui s’est opéré en 1911 et s’est stabilisé en 1922 (voir un résumé de son histoire imagée) ; son évolution bien que rapide fut progressive et réfléchie (Kandinsky était un philosophe et professeur aux deux Bauhaus) :
> dès ses débuts en 1908 il pose une palette de couleurs vives (voir une image) qu’on retrouve en 1911 avec les 1ères déformations abstraites (voir une image)
> 1912 et 1913 ont été des années de recherche voire de confusion quant aux styles abstraits qui se téléscopent, mais où s’inscrivent encore quelques figures...
> ...aboutissant à la libération totale des conventions dès 1914
> bien plus tard, à partir de 1922, Kandinsky évolue vers un vocabulaire structuré qui donne à ses oeuvres un air de Miro avant l’heure (voir une image)
(note : aucune image n’est ici incluse, pour respecter les droits)

Le virage vers l’abstraction à été préparé par une longue réflexion qui a donné l’ouvrage "du Spirituel dans l’art" (1910) où Kandinsky préconise une relation entre tous les arts, notamment la musique (Schönberg, etc) car celle-ci est déjà abstraite, ce tout allant vers une mystique intérieure, vers la pureté.

 plus d’info et images sur son enseignement théorique au Bauhaus de Weimar de 1922 à 1925

 

Kasimir Malevitch :
a vécu les années révolutionaires russes avec une fougue qui s’est traduite dans sa peinture par une recherche radicale :
> dès 1908 il commence par peindre des scènes paysanes dans un style icônique très coloré, typique de l’école moderne russe (Gontcharova, Larionov)...
> ... puis qu’il a stylisées entre 1910 et 1911 dans un cubisme proche de celui de Léger (ci-dessous à gauche),
> pour peindre en 1914 des oeuvres complexes plutôt chargées ( milieu)
> en 1915 il fonde le suprématisme "début d’une nouvelle civilisation" en rejetant le cubisme, pour passer à un minimalisme proche du nihilisme : brutalement il pose quelques bombes dans une exposition mémorable appelée justement "0,01" à Pétrograd : 35 tableaux abtraits dont plusieurs monocolors (voir : blanc, noir, rouge), un art quasiment métaphysique !
> puisqu’il avait tout détruit, bien sûr pour survivre le suprématisme devait repartir sur "un nouveau réalisme de la couleur dans la forme d’une création abstraite", dans une manière très constructiviste (ci-dessous à droite)
> pour diverses raisons (famine dans les campagnes, despotisme soviétique..) il revient dès 1926 à une figuration stylisée où des principes suprématistes subsistent comme une protestation (ci-contre) ... déroulement : >>>>>>>>>>>>

Malevitch, Homme en chemise jaune,
1930
(courtoisie m.Etat St-Petersburg)
 
Moisson du seigle, 1912
Stedelijk museum Amsterdam
   
Aviateur, 1914
(court. muséeNat.Russe St-Petersburg)
suprematisme, 1915
(court. muséeNat.Russe St-Petersburg)

Piet Mondrian :
a ouvert le chemin de l’abstraction géométrique vers 1913 et a fondé avec Van Doesburg le mouvement et la revue Stijl (résumé de son histoire) ; ce fut aussi un processus progressif de décomposition proche de celui du cubisme (il avait été en effet influencé par Picasso dès 1912)
> les points de départ sont la représentation d’un arbre qui de figurative est devenue allusive, ainsi qu’une vue à contre-jour d’un parc à huitre, visions dont il n’a retenu que l’essentiel : des traits horizontaux et verticaux
> la simplification fut achevée entre 1917 et 1920 par la réduction aux couleurs primaires (ci-contre)

Composition avec jaune, bleu rouge, 1921
(courtoisie Tate Gal.London)
déroulement : Arbre bleu, 1909 - Arbre gris, 1912 - Composition 3 (Arbres), 1913
(courtoisie Gemeentemuseum La Hague) : >>>>>>>>>>>>
     

 

  .
Vous êtes collectionneur ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
.

 

les chefs ont dit :

Ces trois fondateurs, tous leaders de leurs mouvements et tous professeurs, ont bien sûr beaucoup écrit, ce qui éclaire la progression de leur art dans le contexte de leur époque :

 

Vassily Kandinsky :
> "une nécessité contraignante ne s’est pas encore développée parmi les artistes, de créer une composition picturale et à cette fin un langage adéquat" (1910, sur une expo de Fauves à Paris)
> ... "ainsi l’objet se détacha de plus en plus de lui-même dans mes tableaux ; c’est visible sur presque tous les tableaux de 1910, l’objet ne voulait ni ne devait encore disparaître complètement" (1911)

Piet Mondrian :
> "l’art va devenir le produit d’une autre dualité en l’homme : celui d’une extériorité cultivée et d’une intériorité plus consciente, approfondie ; comme pure représentation de l’esprit humain, l’art s’exprimera dans une forme esthétique purifiée, c’est-à-dire abstraite"
> "pour approcher le spirituel en art on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel"
> "la couleur n’existe que par l’autre couleur, la dimension est définie par l’autre dimension, il n’y a de position que par opposition à une autre position"

Kasimir Malevitch ] :
> "je me suis transfiguré dans le zéro des formes et suis allé au-delà du zéro vers la création, vers le suprématisme, vers le nouveau réalisme pictural, vers la création non-figurative" (1915)
> "notre monde de l’art est devenu nouveau, non-figuratif, pur ; tout a disparu, n’est restée que la masse du matériau à partir de laquelle va se construire la nouvelle forme" (1915)
> "la couleur devait à son tour sortir du mélange pictural pour aller vers l’unité autonome" (1916)
> "l’énergie mondiale va vers l’économie et chacun de ses pas vers l’infini s’exprime dans une nouvelle culture économique des signes".

[Sources : pour tous : Jean-Louis Ferrier : plusieurs écrits dont Aventure de l’art au XXè siècle / Kandinsky : Kandinsky, Jéléna Hahl-Fontaine, Ed Hazan, 1993, ISBN 2-87012-006-0 / Malevitch : presses du Prolétaire Rouge, à Moscou,1990, ISBN 2-08-010052-1, Flammarion. oeuvre collaborative / Mondrian : De Stijl n°1, 1917 et Mondrian, from figuration to abstraction, Herbert Henkels, Thorhe Tokyo Shimbun, 1987]

 

 

l’anecdote qui a fait le tour du monde :

voici les termes qu’employa Kandinsky dans une lettre de date mal déterminée, estimée vers 1911 [Gesammelte Schriften, Bern, 1980, page 38] :
"C’était l’heure où tombe le jour, je rentrais chez moi encore rêveur, quand je vis tout à coup un tableau indescriptiblement beau, imprégné d’un véritable feu intérieur ! Je restais d’abord figé, puis me dirigeais d’un pas rapide vers cette étrange image sur laquelle je ne voyais que des formes et des couleurs, tout en restant incompréhensible du point de vue du contenu. Je trouvais bientôt la clé du mystère : c’était une de mes propres peintures qui reposait contre le mur, dressée sur son coté (...) Désormais j’étais sûr que l’objet nuisait à mes tableaux".
Précisons pour les esprits mal tournés que Kandisky, bien que russe, était parfaitement sobre !

 

 

la bataille des chefs :

comme c’était l’habitude à cette époque dans les milieux d’art, les trois fondateurs se sont opposés quant à leurs prépondérances respectives, sans compter tous les jaloux.

 

Citons en substance Jéléna Hahl-Fontaine qui a écrit la plus complète biographie abondamment illustrée de Kandinsky [Kandinsky, Ed Hazan, 1993, ISBN 2-87012-006-0, page 299] ; ce livre étant momentanément épuisé, le dernier beau livre paru à l’occasion de l’exposition au Centre Pompidou en 2009 est celui ci-contre :

> Kandinsky ne pouvait comprendre ni apprécier le suprématisme de Malevitch ou le purisme de Mondrian et des constructivistes
> pour Mondrian les tableaux de Kandinsky présentaient encore trop de réminiscences de la vie
> Kandinsky en retour écrivait de Mondrian : "le refus de tout autre fondement constructif que l’horizontale et la verticale condamne à mort l’art pur"
> pour d’autres les tableaux de Kandinsky étaient surchargés et trop liés à l’intuition personnelle au lieu de la règle à calcul
> Kandinsky, avec un beau revers, reprochait aux constructivistes de produire des constructions calculées et réprimer le sentiment : "ce ne sont que des mécaniciens"...

Depuis, les deux courants de l’art abstrait, le géométrique et le lyrique, cohabitent mais sans interférence aucune. L’abstraction lyrique s’est fortement développée en France dans les années 40 ; elle est représentée notamment par des grandes galeries comme celle de Jean-Pierre Arnoux, présente au musée du Luxembourg en 2006, tandis que la géométrique est représentée par la grande galerie Lahumière et des musées comme l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux (Var) ; encore maintenant au salon des Réalités Nouvelles dédié à l’abstraction (au Parc Floral de Paris en avril) les artistes de chaque branche ont leurs propres espaces comme leurs propres amateurs.

 

 
.

 

quel est le premier tableau abstrait du monde ?

la chronologie entre ces trois leaders est serrée, chacun ayant abouti à un tableau totalement abstrait en : 1911 pour Kandinsky, 1914 pour Malevitch et 1916 pour Mondrian. La preuve en a été faite seulement en 1989, selon Jéléna Hahl-Fontaine, citons-la :

> "Kandinsky lui-même accorde une importance historique décisive à sa première peinture à l’huile abstraite Tableau avec Cercle de 1911", conservé au musée des Beaux-Arts de Géorgie, Tbilissi ; on n’a retrouvé ce tableau qu’en 1989 par une lettre datée du 4 aout 1935 qui dit en substance [Kandinsky, Ed Hazan, 1993, ISBN 2-87012-006-0, page 181] : "parmi les tableaux laissés à Tbilissi se trouve ma toute première peinture abstraite qui date de 1911 ... malheureusement je n’en ai pas de photo (note : mais il le décrit exactement) ; à l’époque je n’étais pas satisfait du tableau c’est pourquoi je ne l’ai pas numéroté, n’y ai rien écrit au dos...."
> en 1936 eut lieu à NewYork au MOMA la fameuse exposition Cubism and Abstract Art ; dans son catalogue, son directeur Alfred Barr confirme l’opinion que le "suprématisme est une émanation du cubisme" ; alors sachant que le 1er tableau cubiste est attribué aux Demoiselles d’Avignon de Picasso en 1907, sachant que le cubisme naissant inspira la période dite cubo-futuriste de Malevitch, on comprend qu’il passa plus tard au minimalisme et n’exposa qu’en fin 1914 son Carré noir abstrait
> c’est aussi ce que défend Kandinsky lui-même : "lorsque le fondateur du suprématisme entendit parler de mon livre Du Spirituel dans l’Art, il le fit traduire, après quoi il découvrit son suprématisme", ceci en 1913 [Jéléna Hahl-Fontaine page 242]
> quand à Mondrian qui a été l’initiateur en 1917 du néo-plasticisme, il a infléchi son style vers le cubisme en 1912 à sa venue à Paris, puis dès 1913 l’infléchi encore pour aboutir en 1914 à ses premiers tableaux véritablement abstraits
> aux USA ce fut bien plus tard encore : l’abstraction américaine fut le fruit des rencontres avec les européens fuyant le nazisme , d’ailleurs avant guerre l’exposition citée en 1936 au MOMA ne comportait aucun peintre américain : le célèbre l’abstract expressionism ne naquit qu’en 1945.

 

Ceci pour le monde occidental, car comme le rappelle l’excellente étude de Henry Thiel (ci-dessous) : "l’art musulman, depuis une période postérieure à l’enseignement de Mahomet, s’interdit toute figuration humaine, voire toute représentation du vivant ; de ce fait il est devenu un foyer original, riche et imaginatif de l’expression abstraite".

 

plus d’infos sur :
> la naissance de l’art abstrait
> le débat figuration-abstraction

 

  > sommaire de l’abstraction   > comprendre l’abstration   > l’abstration aujourd’hui

 



Où sont les quartiers d'art ?
les expos du Grand Paris :

 les Fantasmes s’exposent !

 

par la Galerie FMR à l’espace Kiron

7 au 12 février


l’art abordable à Bruxelles

du 9 au 12 Fevrier

Envie d’Art y sera ! 


 annoncez ici...

vos événements d’art ! Cet espace est pour vous !

   contactez-nous !


 


des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !


(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 



Mesure d'audience par :

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous :

10 newsletter/an, gratuit