touristique: plans cartes art Paris, itinéraires, parcours, aller voir l'art: choix expositions, événements, parcours du Grand Paris, week-end, escapades, tourisme culturel
didactique: comprendre, expliquer, histoire; techniques d’art; couleurs; genres, modes, mouvements; éducation, formation art: écoles, universités, ateliers, pratiquer l'art
pratique: adresses-horaires musées galeries Paris; économie, marché art, droit, fiscalité; estimer tableau, évaluer, comment vendre ou acheter, investir; salons; pratiquer
artistique: Art Nouveau, art brut, BD, art numérique, vidéo, dessin, figuration narrative, graffifitisme, street art, livre d'artiste, abstraction, design artistique, artistes| petit dico... deviendras gros ! |
ou cherchez par ordre alphabétique : |
| abstrait |
genre d’oeuvre ne représentant rien de concret, aucun motif, que l’expression de sentiments.
> haut |
| accrochage |
acte de mise sur cimaise des tableaux d’une exposition et, par assimilation, journée précédent le vernissage
> haut |
| académie |
exercice plastique selon un modèle vivant : une figure peinte ou une sculpture du modèle ; depuis la naissance des Ecoles des Beaux-Arts, désigne son enseignement
> haut |
| anamorphose |
déformation du motif d’une image issue d’un procédé optique ou géométrique qui fait que le motif ne peut être reconnu que dans certaines conditions (position du regardeur par rapport à l’image, reflet, etc)
> haut |
| apprêt |
préparation prélalable du support à peindre par une couche épaisse faite d’un mélange d’huile et de blanc ou, autrefois, de chaux et colle ; actuellement les toiles sont souvent vendues déja apprêtées
> haut |
| artiste |
it’s "somebody who products things that people don’t need to have, but that it ... he thinks it would be a good idea to give them", (auto ?)-définition d’Andy Warhol. (un artiste est quelqu’un qui produit des choses dont les gens n’ont pas besoin, mais qu’ils pensent pouvoir offrir)
> haut |
| à-plat ou aplat |
n’a aucun rapport à un artiste épuisé, désigne une couleur pure appliquée de manière plate, continue, cohérente, sans effet ; mode très utilisé par les Nabis
> haut |
| auteur d’une oeuvre (et droit d’auteur) |
l’auteur d’une oeuvre (quelle qu’elle soit : plastique, musicale, littéraire, vidéo, logicielle...) est son créateur, sachant que juridiquement une oeuvre d’art doit "être exécutée de la main de l’artiste ou sous son contrôle", contrairement aux objets de collection et d’antiquité.
> haut |
| avant-garde (art) |
au sein de la période contemporaine, exprime un art à caractère expérimental, à la recherche de moyens, de styles, de techniques d’expressions nouvelles ; l’intérêt pour l’amateur est d’avoir une vue sur ce qui va venir (ou disparaître) dans le futur, sachant que s’il prend des risques, c’est aussi la règle (et le plaisir) du jeu !
> haut |
| ayant droit |
(pluriel : ayants droits) ; personne ayant un droit ; en art, désigne l’héritier des droits d’un créateur
> haut |
| Bauhaus |
terme allemand qui se prononce ’baohhaouz’, merci !
> haut |
| baroque (ou rococo) |
style théâtral surchargé de détails, fioritures et ors, né au XIIIè siècle en Italie et utilisé par l’église catholique comme moyen fort pour frapper les esprits communs ; puis s’est développé pour les mêmes raisons en Europe et en Amérique latine où il s’est fortement implanté sous des formes dérivées locales ; cette manière s’est étendue aussi en architecture, musique et littérature
> haut |
| bistre |
couleur gris-beige, entre brun et jaune
> haut |
| cartel |
étiquette ou plaquette apposée à côté d’une oeuvre exposé dans un espace et l’identifiant : artiste, titre, date, technique, dimensions, provenance.
> haut |
| cimaise |
à l’origine désigne une moulure sur un mur qui autrefois servait d’appui à une rangée de tableaux à hauteur d’yeux ; une cimaise par extension désigne donc un mur d’une salle d’exposition ;
> haut |
| classique (art) |
qui se réfère à l’art grec ancien qui a fondé les critères classique de beauté plastique, notamment en sculpture de l’humain (Praxitel...) et en architecture (nombre d’or déterminant les proportions...), remis en avant notamment à la Renaissance.
> haut |
| contemporain (art) |
la période contemporaine par définition est l’actuelle : celle des acteurs et spectateurs vivants ; mais on peut aussi la positionner relativement à la période précédente, la période moderne ; pratiquement celle-ci s’achève en occident à la fin de la prépondérance parisienne, par la guerre, remplacée par l’influence américaine dès les années 50, qui délimite le début de ce qu’on peut appeler notre période contemporaine.
> haut |
| contrefaçon |
reproduction d’une oeuvre originale (condition nécessaire) sans l’autorisation de son auteur ; cela concerne aussi la transposition ; la reproduction implique imitation de l’original.
> haut |
| copie |
duplication (par offset, sérigraphie, moulage, fichier...) d’une oeuvre initiale, limitée en nombre ou non, avec l’assentiment de l’artiste ou de ses ayants droit.
> haut |
| copie privée |
disposition juridique qui est une exception du droit d’auteur, vous autorisant à faire une seule copie d’une oeuvre culturelle (quelle qu’elle soit) dans un but personnel privé, évidement non commercial.
> haut |
| cote |
indication du "prix" d’une oeuvre d’un artiste, obtenue par constat officiel lors de sa dernière vente aux enchères ; c’est donc un cours variable selon la suite des ventes, la santé de l’économie, la trajectoire de l’artiste, le dynamisme de ses représentants et le sens du vent (la mode, son décès, etc).
> haut |
| curateur |
étend le métier du traditionnel conservateur de musée, à la notion double d’organisateur et de commissaire, souvent indépendant ; ce mode de fonctionnement vient des anglo-saxons, qui nous donnent une leçon de latin : curare signifie prendre soin ; l’état romain désignait un curator pour mener une mission, mais Larousse nous en dit bien mieux : il est aussi "chargé d’assister l’incapable majeur" (ça, c’est vous et moi)... ; le Robert est plus prudent : il "veille aux intérêts d’un tiers".
L’Ecole du Magasin de Grenoble est à l’origine d’un réseau international de structures rattachées à des lieux d’art contemporains, qui forment à la pratique curatoriale
> haut |
| critique d’art |
terme un peu trop négatif pour un métier plus de promotion, de valorisation, que de démolition ; car par leur sens du verbe juste les grands critiques ont défini certains mouvements (les fauves, l’art brut,...) ou ont contribué à lancer des artistes, par leur regard en avance sur leur temps (Restany pour les Nouveaux Réalistes,...) ;
> haut |
| dation |
moyen de paiement en nature des droits de succession, permettant notamment de céder à l’Etat français une partie des oeuvres provenant d’un héritage
> haut |
| dépôt légal |
obligation qu’à l’artiste vivant en France de déposer à la Bibliothèque National un exemplaire supplémentaire de toute estampe ou photographie qu’il créer ; n’est malheureusement pas bien respecté, bien que gratuit et intéressant pour l’artiste, car mal connu faute d’une information publique et d’une formation pratique dans les écoles d’art
> haut |
| dripping |
technique gestuelle consistant à faire égoutter ou projecter la peinture sur la toile posée au sol, sans le contact d’un instrument ; elle a été utilisée par Hans Hofmann aux USA après guerre puis par Pollock, artistes de l’action painting
> haut |
|
"de Paris", "de New-York", "de Moscou", "de Londres"... : il n’y eu pas plus d’école que de maître ou d’étudiant, car les artistes qui y sont arbitrairement attachés pratiquent souvent des genres différents ; en fait ce terme désigne plutôt une prépondérance d’un certain art plastique dans un lieu et une période donnée ; exemples :
> Paris a réunit au début du XX siècle quantité d’artistes venant de tous pays, notamment de Russie ; par facilité on évoquait "l’école de Paris" pour les désigner ; c’est d’autant plus paradoxal que, déjà à l’époque, le public français n’appréciait que peu ces novateurs...
> New York : après le coup de force des lobbies américains lors de la biennale de Venise de 1964, le centre du monde de l’art s’est déplacé à New York, qui est devenue à son tour une "école" pour marquer ce tournant historique ; en fait ces artistes américains n’avaient pas attendu 64 pour inventer leur art
> Londres : en réaction à l’abstraction, des peintres figuratifs y furent réunis en une exposition remarquable en 1976 : Freud, Bacon, Auerbach, Kossof, Andrews, Brooks Kitaj... qui devinrent célèbres
> Nice : encore plus évanescente... Jean-Claude Farhi (artiste de cette "école") : "elle n’existe pas, c’est juste une notion géographique, c’est une salade niçoise !"
> haut |
|
|
vente au plus offrant faite en salle publique moyennant une procédure stricte
> haut |
|
|
préparation de la toile par application de couches de colle pour unifier sa surface et la resserrer afin qu’elle absorbe moins la couleur ; c’est équivalent à un enduit
> haut |
|
|
fixation de la toile surla châssis ; pour que la toile soit absolument plane, on la cloue sur la périphérie et on la tend par des coins de bois insérés aux coins du châssis pour écarter celui-ci
> haut |
|
| épreuve d’artiste (notée EA) |
d’une manière générale c’est un essai, un test de qualité ("soumettre à l’épreuve") ; une épreuve d’artiste notée EA est une oeuvre de mise au point d’un tirage ; en photo agentique ce tirage est effectué en petit format.
> pour l’artiste, qui voit se prolongée à 12 la notion d’oeuvre originale : les tirages limités à 8 plus les épreuves limitées à 4
> pour l’amateur, qui obtient un exemplaire qui pourrait se différencier des tirages ultérieurs ; mais attention que cela ne tourne au mauvais commerce... une épreuve sert avant tout à verifier et à corriger avant le vrai tirage ; tout est question de qualité de l’oeuvre ainsi obtenue
> haut |
| esthétique |
c’est d’abord une théorie du beau et de l’harmonie ; par extension le terme désigne aussi bien les codes et critères académiques qui régissent cette théorie, que les sentiments liées à la beauté ; d’abord relatif au visuel, il s’étend à tous les arts. Désormais c’est une notion culturelle à la fois individuelle et collective, liée à l’éducation et à la société, donc évolutive et plus forcément prisonnière des conventions classiques
> haut |
| estomper |
rendre un trait de crayon ou de pastel moins net, plus flou, en le gommant superficiellement au moyen d’un tissu ou d’une peau ; on peut ainsi créer des ombres ou des transistions moins nettes entre couleurs (voir aussi fondu)
> haut |
| ex-libris |
terme de bibliophilie qui désigne une image, généralement une gravure ou une lithographie, placée à la page de garde d’un livre ; souvent elle est dédicacée ou créée à cette occasion, signée et limitée ; parfois c’est le collectionneur qui l’ajoute au livre
> haut |
| événement, performance, happening |
action se situant dans un lieu et une époque précis, par laquelle un artiste plasticien s’exprime, soit par lui-même, soit par des acteurs, acrobates..., en collaboration ou non avec les spectateurs.
> haut |
| faux |
réplique ou duplication d’une oeuvre sans l’assentiment de l’artiste ou de ses ayants droits, et donc susceptible d’être contestée s’il s’agit d’une contrefaçon ou que son usage ne soit pas strictement personnel pour celui qui possède l’original.
> haut |
| fac-similé |
réplique exacte d’un document ou d’un dessin par un quelconque procédé de copie ; en photo argentique c’est la duplication du négatif et non celle de l’épreuve, qui s’appelle un contretype
> haut |
| folle enchère |
dispositif légal remettant aux enchères un bien qui a trouvé un preneur qui, en fait, ne peut pas le payer
> haut |
| fondation |
forme de société permettant à une entreprise ou à un particulier d’acquérir des oeuvres moyennant une déduction fiscale, à condition de les exposer de manière publique ; de 2006 à 2008 la France a (enfin) pris des dispositions pratiques et fiscale qui favorise la création de ces institutions privées tellement utile à la culture et au mécénat
> haut |
| fondu |
passage doux d’une couleur à l’autre, l’une disparaissant progressivement à mesure que l’autre apparaît ; technique courante en lavis et aquarelle (voir aussi estomper)
> haut |
| format |
dimension normalisée d’un support traditionnel comme les papiers ou les toiles.
> haut |
| glacis |
superposition de couches transparentes de peinture, notamment pour faire des fonds de fresques ou tableaux
> haut |
| imprimatur |
en peinture ancienne, constitution d’un fond sur lequel est effectué le travail précis de mise en place du sujet, qui paraît illuminé par l’effet de transparence de ce glacis
> haut |
| installation |
mise en scène d’un certain nombre d’objets assemblés dans un lieu, par laquelle un artiste plasticien s’exprime.
> haut |
| ISF |
"Impôt de Solidarité sur la Fortune" : type de taxe pratiqué par la seule France au monde (sauf la Suisse et la Russie, mais de manière favorable au redevable !) et qui fait fuir les collectionneurs fortunés dans d’autres pays ; cet impôt intrusif dans la vie des gens créer un handicap important à l’industrie d’art française ; il est démontré que coûte plus cher qu’il ne rapporte... Mais ce dogme résiste encore à la raison...
> haut |
| jurisprudence |
terme juridique (voir cette rubrique, pour l’art) désignant la somme des décisions judiciaires qui progressivement complètent les lois, l’ensemble des deux constituant le droit ; le problème est que ces décisions se réfèrent à des cas de plus en plus spécifiques et peuvent se voir contestées par un jugement ultérieur
> haut |
| kitsch, gothic (gothique) |
kitsch proviendrait de l’allemand "kitschen" désignant une méthode d’ébénistier mélangeant des parties anciennes avec des récentes pour faire un meuble d’époque, ou "verkitschen" qui désigne un peu plus péjorativement rénover du vieux avec du neuf pour vendre à bas prix, ou carrément faire du faux vieux ; puis le terme dériva pour signifier des rajouts décoratifs allant jusqu’au mauvais goût ("kitschig" : du toc).
Une version du kitsch est le gothic, associé à une mystique morbide, dont la version contemporaine est des clubs, des attitudes (vêtements noirs cloutés, sexe sado-maso, déguisements, objets...) et une expression artistique : cinéma, musique, art plastrique ; même Halloween en fait partie !
Tous ces mouvements sont anciens, pour la partie moderne héritant du pop d’il y a 40 ans, du punk il y a 20 ans, la version hip-hop contemporaine en héritant aussi
> haut |
| leporello |
un livre en reporello est, simplement, un livre en accordéon : les pages ne sont pas reliées toutes du même côté, mais les unes après les autres, en chaine, de façon qu’on puisse ouvrir le livre en l’étirant.
> haut |
| Ligne Claire |
en BD, la ligne claire ("klare lijn", terme utilisé par le dessinateur néerlandais Joost Swarte) est un style de dessin narratif de graphisme sobre et net, cherchant le réalisme, avec contour des motifs d’un trait à l’encre et codification simple des couleurs ; bien sûr le principal inventeur en est Hergé, mais bien d’autres l’ont naturellement utilisé avant lui ou encore actuellement : Windsor McCay aux USA ("Little Nem" en 1905), E.P. Jacobs et son célèbre "Blake et Mortimer", Bob de Moor et Jacques Martin avec "Lefranc", ce dernier avec "Alix", etc
> haut |
| logo |
ou logotype, graphisme représentant une marque ou un produit ; beaucoup détourné ou repris en art contemporain
> haut |
| maîtres (grands ou petits) maître d’art |
le terme Maître sous-tend celui d’école ; mais formellement il n’y a pas plus de l’un que de l’autre : se voit ainsi désigné un artiste ayant une influence prépondérante dans un style ou une époque, reconnue par ses confrères. nommé par le Ministère, est un artisan reconnu qui se voit confier un rôle de transmission à un élève
|
| marine (et peintres de la...) |
tableau ou dessin représentant une scène de mer ; ses dimensions convenues sont un peu différentes des autres châssis.
> haut |
| maroufler |
la maroufle était une colle forte applicable au pinceau, d’où l’expression maroufler qui signifie simplement coller ; par extension désigne coller pour le renforcer un support mou (papier...) sur un support dur (bois, aluminium...)
> haut |
| mécénat |
procédé permettant à une entreprise ou à un particulier de subventionner une action culturelle et d’acheter des oeuvres d’art, sans autre contrepartie qu’une incitation fiscale ; c’est très différent du sponsoring ou du parrainage
> haut |
| Merz |
ce terme sans signification dans aucune langue, sinon nom propre, a été trouvé par hasard par Kurt Schwitters pour désigner ses différentes créations dadaïstes, allant de l’écrit au tableau en passant par l’architecture (avec son Mertzbau, installation utopique qui envahira progressivement totalement son appartement)
> haut |
| moderne (art) |
s’applique à l’époque située avant la période contemporaine, soit approximativement depuis la fin du 19è siècle avec les impressionnistes jusqu’à pratiquement la fin de la 2è guerre mondiale. Mais Magritte le plaçait au début du 19è siècle car "...Courbet, Géricault, Delacroix réalisent des images qui n’ont plus le caractère... conventionnel classique ; Millet a une telle vigueur... ; avec Corot ... les préoccupations picturales l’emportent sur la valeur des sujets...".
> haut |
| modeste (art) |
définition proposée par Hervé Di Rosa, plasticien d’art brut, qui ne se rattache à aucune époque ni région mais à des travaux populaires à caractère artistique qui échappent par leur "modestie" aux genres et styles convenus ; la meilleure définition est de consulter le Miam, le Musée International des Arts Modestes qu’a conçu Di Rosa à Sète
> haut |
| monochrome |
étymologiquement désigne une seule couleur ; en art désigne une oeuvre d’une seule tonalité (un tableau d’un jaune unique (Lavier...) ou une sculpture toute bleue (Klein)) ; mais Soulage, qui joue sur des noirs d’une grande subtilité car composés de textures très étendues (qui provoquent par réflexions des noirs différents), préfère parler de "mono-pigment"
> haut |
| monotype |
désigne un procédé ne permettant d’obtenir qu’une seule oeuvre ; si le tableau répond à cette définition, le terme est plutôt utilisé en estampe pour bien distinguer les oeuvres qui, par principe même, sont des multiples (marqués 1/x) de celles qui sont des monotypes (marqués 1/1).
> haut |
| motif (sur le motif) |
sujet, modèle qu’un artiste veut représenter ; lorsque le motif était à l’extérieur, comme un paysage, dessiner sur le motif servait à préparer le tableau à réaliser ensuite dans l’atelier ; puis dès lors que la technique l’a permis (chevalets portatifs et tubes de couleurs) peindre ou plus généralement travailler sur le motif signifie directement peindre sur place
> haut |
| multiple (et "pièce unique") |
catégorie d’oeuvres qui sont, par la nature de leurs techniques, reproduites en nombre mais de manière limitée (voir original) ; le terme reproduction n’est pas synonyme : il désigne un tirage ou un retirage d’une oeuvre en nombre non restreint, donc sans valeur car cet objet a quitté le domaine de l’art pour celui de la consommation. Ainsi les photos, les sculptures, les vidéos, les estampes sont des multiples sauf mention spécifique ; par exemple par la mention "monotype" ou 1/1 ou "pièce unique".
Nous pourrions introduire le terme "semi-multiple" pour une oeuvre issue d’un tirage retravaillé par l’artiste ; exemple : une sérigraphie notée 6/20, sur laquelle il a appliqué un collage particulier et unique ; elle porte toujours le numéro 6/20 mais en fait se distingue de toute autre ; elle acquière donc une valeur plus élevée ; Rottella et Soulié utilisent souvent ce type.
Par opposition une oeuvre ne comportant qu’un seul exemplaire est une "pièce unique", comme un dessin, un tableau ou une installation.
> haut |
| naïfs |
appellation générale désignant des peintres populaires sans formation académique, dont la production montre la vie quotidienne d’une manière simple, fraîche et conventionnelle ; Rousseau est un des rares qui soit reconnu
> haut |
| non-objectif (art) |
dénomination faite dans les années 30 par Hilla Rebay, de peintures d’avant-garde aussi bien abstraites (Kandinsky, Rudolf Bauer, elle-même...) que figuratives (Chagall...) et qui ont, grâce à elle, constitué la base de la collection de Salomon Guggenheim qu’il a regroupé dans son musée à New-York, dont elle a été la principale inspiratrice
> haut |
| numérique (art) |
ensemble des arts plastiques faisant appel à différents procédés de numérisation et de traitements informatiques, partiels ou complets
> haut |
| offset |
procédé d’impression utilisant un transfert de l’image originale sur un rouleau, qui sert ensuite à imprimer des feuilles de papier
> haut |
| original (et quantités) |
paradoxe : la question de l’original ne se pose que pour... des reproductions, car si la technique utilisée (peinture, taille directe...) ne peut engendrer qu’une seule oeuvre, la question ne se pose pas ! Une "oeuvre originale" multiple émane soit de l’artiste soit d’un de ses assistants mais sous sa direction ; elle doit être limitée en nombre d’exemplaires, numérotée, signée et datée. Ce nombre (qu’on appelle tirage) varie avec la technique utilisée et les pays (voir les nombres légalement autorisés) ; mais l’oeuvre n’est jamais originale si elle n’est pas créée par ou sous le contrôle de l’artiste, c’est alors une copie ; voir aussi "multiples". Techniquement un original est la plaque de métal de l’estampe, le négatif de photo, le master vidéo (comme en cinéma et en musique), le plâtre d’un bronze, le fichier premier d’un oeuvre logicielle, etc. Mais comme ces objets ne sont presque jamais présentés (ou vendus) comme étant l’oeuvre finale, en parlant d’originaux on désigne les tirages limités en nombre de ces "masters". Plus finement, il y a deux définitions qui se complètent :
> artistique :
> juridique : le juriste a défini de manière pratique qu’un "original" est un tirage précisément limité (voir ces nombres sous tirages des oeuvres) ; cette limite officielle conditionne la fiscalité pour plusieurs pays européens et en France elle conditionne en partie l’appartenance à la catégorie "art" de l’ISF (voir) >
> haut |
| palette |
outil traditionnel du peintre qui supporte les peintures et mélanges qu’il a préparés pour faire son oeuvre ; sorte de plateau arrondi et percé d’un trou pour y passer le pouce pour le tenir plus facilement horizontalement
> haut |
| palimpseste |
pratique consistant effacer un manuscrit pour y inscrire un nouveau texte ; vient des époques où le support était rare et cher, par exemple le parchemin qui était effacé à la pierre ponce.
> haut |
| parodie |
imitation d’une œuvre dans une intention caricaturale ou burlesque ; elle ne constitue ni une copie ni ne la dénature (voir la rubrique juridique) ; (voir aussi pastiche, ci-dessous)
> haut |
| parrainage (ou sponsoring) |
mode d’intervention d’une entreprise pour aider une activité culturelle en contrepartie d’une publicité d’elle ou de ses produits ; à distinguer du mécènat
> haut |
| pastiche |
imitation d’une œuvre en modifiant certains de ses éléments, de sorte que le sens de l’oeuvre change ; peut être à caractère humoristique mais pas forcément ; (voir aussi parodie, ci-dessus)
> haut |
| Peintre de la Marine |
distinction offcielle donnée depuis 1830 par le Ministère de la Défense français, Département de la Marine, à un artiste élu par le jury du Salon de la Marine, qui se tient tous les deux ans au Musée de la Marine à Paris. Elle permet notamment à cet artiste d’être à bord de navires de guerre et de participer à des missions de représentation à l’étranger, une facilité qui a donné à l’art une quantité de tableaux, gravures et même sculptures extrêmement intéressants aussi bien sur le plan historique qu’artistique, car la qualité est un critère majeur de sélection.
> >
> haut |
| peinture |
technique consistant à "recouvrir une surface plane de couleurs et de les assembler dans un certain ordre", définition (approximative) attribuée à Maurice Denis, en plein effort de recherche Nabis
> haut |
| pinacothèque |
synonyme de musée ou de galerie d’art, mot surtout utilisé en Allemagne ou en Italie. Vient du grec signifiant tout simplement : galeries de tableaux
> haut |
| pochade |
oeuvre exécutée en quelques coups de crayon ou de pinceau, qui n’est pourtant pas une esquisse qui, elle, reste un moyen d’étude
> haut |
| pompier |
se dit d’une peinture académique, c’est-à-dire dans le genre officiel d’une Académie des beaux-arts tel qu’il était officiellement et exclusivement admis au milieu du 19è siècle ; puis vint la révolution fauviste ou impressionniste et ses fameux salons des refusés par, précisément, le système académique de l’art. D’où l’appellation de pompier, peut-être due à l’aspect pompeux de cet art convenu ou alors à l’accuité du regard officiel qui a, chacun sait : pompier-bon-oeil (allez, c’est pour sourire...) De récentes expositions, notamment celle de Gérôme à Orsay en 2011, ont fait renaître notre intérêt sur ces peintres académiques, dont la technique exceptionelle fait bien des envieux chez les artistes contemporains...
> haut |
| préemption |
droit dont dispose l’Etat français dans toute vente aux enchères, lui permettant d’acquérir une oeuvre qui vient d’être adjugée, au prix d’adjudication et à la place du dernier enchérisseur.
> haut |
|
anglicisme signifiant imprimé, sous-entendu impression d’une image numérique par jet d’encres ou de pigments sur papier ; le print par projection de pigments est le procédé le plus haut de gamme
> haut |
|
| retable |
décor sculpté ou peint, placé sur un autel d’une église ; par extension panneau placé sur une table ou un lieu de prière
> haut |
| reliefs (bas-relief, haut-relief, ronde-bosse) |
ce sont 3 distinctions de rendus en sculpture :
> si le motif sculpté a peu de relief, ne se détache que peu du fond voire est en creux (en scupture murale ou sur un panneau), c’est un relief bas : un bas-relief
> s’il est fortement protubérant, qu’une partie se détache du fond bien que tout de même rattachée, le relief est haut par rapport à celui-ci : un haut-relief
> s’il est complétement détaché (ou maintenu par une barre, etc), c’est une scupture au sens habituel (et non plus un relief) car on peut voir sa face antérieure ; le fond n’existe éventuellement que comme socle ; ce procédé s’appelle aussi la bosse ronde : ronde-bosse
> haut |
| romantisme |
empruntons cette définition à Bruno Delarue, expert, auteur et galeriste : " le romantisme n’est pas une école avec des manifestes et des préceptes, et c’est en cela qu’il est difficile à définir. C’est surtout un état de réaction d’une génération contre le goût de l’antique et la rigueur davidienne.
> haut |
| sculpture |
it’s"something you bump into when comming back to look at a painting", définition attribuée à l’américain Barnett Newman
> haut |
| second marché |
terme général désignant tous les marchés d’occasion (biens ou services) qui ont été au moins une fois déjà en vente, par opposition au "premier marché" qui désigne la toute première vente de ce produit ou service. En art les ventes aux enchères conditionnent la cote d’une oeuvre.
> haut |
| sfumato |
issu de l’italien fumo, fumée, le sfumato est une technique picturale inventée par Léonard de Vinci qui la décrit comme "sans lignes ni contours, à la façon de la fumée" ; la superposition de plusieurs couches de peinture très fines permet de créer des contours imprécis, vaporeux, qui ont donné notamment sa célébrité à La Joconde.
Toutefois il semble que la superposition de glacis ait été inventée par les peintres flamands ; mais aucun n’a atteint la perfection de de Vinci, dont les couches ont l’épaisseur de quelques microns ! >
> haut |
| signature |
celle de l’artiste d’abord, qui seule authentifie son oeuvre et lui donne sa valeur ; en son absence un expert peut attribuer un oeuvre sans pouvoir toutefois l’authentifier avec la même certitude ; de sorte que c’est aussi elle qui, sur les cas de falsification, différencie les cas de copie (avec absence de signature ou alors celle du copiste), des cas de faux (avec imitation de la signature de l’artiste original). C’est aussi elle qui différencie les notions de reproductions et de multiples. Preuve même de sa valeur, la notion de signature a été dénoncée par Piccabia qui a fait signé son fameux tableau "l’Oeil Cacodylate" par tous ses amis artistes !
La signature de l’atelier peut avoir une importance, notamment en sculpture ou en lithographie, où la compétence est en jeu pour la qualité (donc la valeur) d’un multiple ; de plus en l’absence de la signature de l’artiste, elle vient non pas s’y substituer mais sert d’élément d’authentification.
> haut |
| situ (in situ) / situé |
"in situ" signifie "dans l’endroit où l’on se trouve", donc une oeuvre créée in situ l’est pour un endroit précis, soit tenant compte de la topographie du lieu où elle s’intègre, soit qu’elle le transforme ; bien des artistes contemporains suivent cette démarche à mi-chemin de l’architecture : Buren, Toroni... ;
> haut |
| storyboard |
équivalent ou complément du dessin préparatoire pour une oeuvre qui se déroule ou qui raconte une histoire : un film, une vidéo, une BD... Il fixe le cadencement de l’action, les rôles, le contexte, etc.
> haut |
| styles, genres, mouvements |
l’art a fait l’objet comme tout activité humaine de diverses classifications, autant de tentatives pour éclairer (ou moquer) les courants artistiques, qui sont sont résumés dans la rubrique "styles".
Un mouvement est défini par ses fondateurs (par exemple le suprématisme) par un manifeste ou un article, ou une sorte d’école s’il est suffisamment reconnu (comme le cubisme), ou encore par des groupes d’artistes qui se sont réunis sur des concepts mais sans style bien défini (Fluxus), ou même par simple esprit d’indépendance (Cobra).
Un style est une appellation générale, forgée par le temps et l’observation ; exemples : le style naïf, le style figuratif ; ou bien reposant sur une technique de création, comme le pointillisme.
Un genre peut être un style, mais aussi une simple désignation faite par un tiers sans que les artistes ne l’ait définie ; par exemple l’appellation "fauvisme" est née d’une moquerie d’un critique d’art.
> haut |
| tableau- sculpture |
on peut tourner autour d’une sculpture, pas d’un tableau-sculpture, oeuvre plaquée au mur ; mais elle utilise aussi la 3è dimension comme un relief, renforçant l’effet en jouant sur la profondeur et les ombres ; par exemple Arp, Kemeny (pour les modernes), Claudine Drai, Paul Day (pour les contemporains) en ont fait une technique de base
> haut |
| tag |
"étiquette" en anglais ; au départ c’est une balise que les informaticiens placent dans un programme pour y repérer une ligne de code, ou un marqueur placé dans un document, un fichier, etc, pour y repérer un passage ou un endroit particulier, ceci de manière libre (comme si vous mettiez un post-it sur une page d’un livre).
> haut |
| texture |
état de surface d’un tableau : lisse, rugueux, satiné...
> haut |
| tirage, et retirage |
nombre maximum prévu d’exemplaires (ou d’épreuves) reproduits d’une oeuvre, dits originaux si l’artiste en est l’initiateur et dits copies sous certaines conditions.
Il n’y a pas de "retirage original", même en photo ; il peut y avoit un "retirage posthume original" : fait à partir du plâtre original (et non pas d’un bronze) avec l’accord de l’artiste ou de ses descendants, ceci dans la limite de la définition d’original ; attention d’éviter les abus faciles...
> haut |
| tondo |
(pluriel tondi, car vient de l’italien rotondo) peinture faite sur un support rond plutôt que sur le rectangle habituel ; en usage fréquent à la Renaissance
> haut |
| transversalité |
expression qui en art, témoigne de l’interpénétration des disciplines : mode, design, architecture, paysages, cinéma, photo, art plastique se répondent, se ligues, se combinent entre eux ; un artiste plastique peut être photographe ou développer une ligne de vêtements, ou encore dans une installation mixer les disciplines.
Inversément, après Warhol le précurseur, de récents créateurs viennent d’autres disciplines vers les arts plastiques : Decoufflé, Goude, Crasset...
> haut |
| triptyque |
ensemble peint ou sculpté formé d’un panneau central et de deux autres aux côtés, qui se referment sur le central ; autrefois est souvent un retable ; par extension désigne une oeuvre conçue de trois pièces mises côte à côte, donc indissociables (ou deux pièces pour un diptyque)
> haut |
| TVA |
signifie "taxe sur la valeur ajoutée" : pourcentage ajouté au prix HT "hors taxe" pour obtenir le prix de vente au particulier, dit prix TTC "toutes taxes comprises" ; le domaine de l’art comprend des dispositions particulières favorables
> haut |
| vernissage |
inauguration d’une exposition d’un artiste : ce lancement commercial et mondain permet à l’amateur de rencontrer l’artiste, des amis et... de se faire voir (car ce qu’on voit le moins sont les oeuvres). Le galeriste stylé offre un verre de vin... Dans la douceur d’un soir, pour rien au monde vous ne raterez ça !
Le vernissage était une procédure où les artistes exposants (à l’époque des salons officiels) pouvaient retoucher leurs tableaux pour les adapter à l’éclairage du lieu (par exemple accentuer les couleurs) puis les vernir pour les fixer ; cette manière a évidement complétement disparu par le progrès des éclairages et la diversité des lieux d’exposition
> haut |
| vidéo |
procédé utilisé par les artistes vidéastes, recouvrant plusieurs techniques de fabrication d’images mobiles : filmage classique (caméra 16 ou 35 mm), filmage vidéo (caméra numérique), élaboration d’images de synthèse animées, assemblage d’images réelles retravaillées et enchaînées sur ordinateur, etc.
> haut |
| VJ (VeeJay) |
appellation équivalente à DJ (Disc Jockey ou DiscJay) mais en vidéo : ce sont donc des plasticiens vidéastes qui mixtent et projettent des vidéos en temps-réel, aussi avec de la musique, bien sûr
> haut |
| et aussi : |
voir notre glossaire de la photographie
> haut |
|
par la Galerie FMR à l’espace Kiron |
Envie d’Art y sera !
vos événements d’art ! Cet espace est pour vous !

des
services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !
Mesure d'audience par :
10 newsletter/an, gratuit
utilisez ces fonctions : Plan du site
|
Imprimer
|
Contact
|
Favoris
|
Aide
|
Lien coupé
|
Envoyer à un ami
|
RSS 2.0 
Copie ou utilisation non autorisée contenu ou style, est contrefaçon ; site déposé à l'APP ; Almanart est une marque déposée, lire la suite... Réalisation Jmtconseils