glossaire des termes d’art

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ou cherchez par ordre alphabétique :

 
abstrait

genre d’oeuvre ne représentant rien de concret, aucun motif, que l’expression de sentiments.
 : les styles et genres modernes

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accrochage acte de mise sur cimaise des tableaux d’une exposition et, par assimilation, journée précédent le vernissage
 
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anamorphose

déformation du motif d’une image issue d’un procédé optique ou géométrique qui fait que le motif ne peut être reconnu que dans certaines conditions (position du regardeur par rapport à l’image, reflet, etc)

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apprêt

préparation prélalable du support à peindre par une couche épaisse faite d’un mélange d’huile et de blanc ou, autrefois, de chaux et colle ; actuellement les toiles sont souvent vendues déja apprêtées

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argentique se dit d’une photographie supportée par un film traditionnel par opposition à un enregistrement numérique (en langage courant photo argentique versus photo numérique) ; le film est "argentique" parce que le fixateur de l’image sont des grains d’argent métallique inclus dans une gélatine

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artiste it’s "somebody who products things that people don’t need to have, but that it ... he thinks it would be a good idea to give them", (auto ?)-définition d’Andy Warhol. (un artiste est quelqu’un qui produit des choses dont les gens n’ont pas besoin, mais qu’ils pensent pouvoir offrir)

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à-plat
ou aplat
n’a aucun rapport à un artiste épuisé, désigne une couleur pure appliquée de manière plate, continue, cohérente, sans effet ; mode très utilisé par les Nabis

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auteur d’une oeuvre
(et droit d’auteur)

l’auteur d’une oeuvre (quelle qu’elle soit : plastique, musicale, littéraire, vidéo, logicielle...) est son créateur, sachant que juridiquement une oeuvre d’art doit "être exécutée de la main de l’artiste ou sous son contrôle", contrairement aux objets de collection et d’antiquité.
Le droit d’auteur dont bénéficie le créateur est attaché à l’oeuvre et transmissible que partiellement

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avant-garde
(art)
au sein de la période contemporaine, exprime un art à caractère expérimental, à la recherche de moyens, de styles, de techniques d’expressions nouvelles ; l’intérêt pour l’amateur est d’avoir une vue sur ce qui va venir (ou disparaître) dans le futur, sachant que s’il prend des risques, c’est aussi la règle (et le plaisir) du jeu !
 
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ayant droit (pluriel : ayants droits) ; personne ayant un droit ; en art, désigne l’héritier des droits d’un créateur

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Bauhaus terme allemand qui se prononce ’baohhaouz’, merci !
nom de l’école révolutionnaire du Bauhaus à Weimar, qui prônait entre les deux guerrre l’intégration dans un même enseignement de l’art, du design et de l’architecture en rapprochant art pur et art industriel et populaire

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baroque
(ou rococo)
style théâtral surchargé de détails, fioritures et ors, né au XIIIè siècle en Italie et utilisé par l’église catholique comme moyen fort pour frapper les esprits communs ; puis s’est développé pour les mêmes raisons en Europe et en Amérique latine où il s’est fortement implanté sous des formes dérivées locales ; cette manière s’est étendue aussi en architecture, musique et littérature

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bistre couleur gris-beige, entre brun et jaune

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cartel étiquette ou plaquette apposée à côté d’une oeuvre exposé dans un espace et l’identifiant : artiste, titre, date, technique, dimensions, provenance.
Fait l’objet parfois de mauvais traitements...

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cimaise

à l’origine désigne une moulure sur un mur qui autrefois servait d’appui à une rangée de tableaux à hauteur d’yeux ; une cimaise par extension désigne donc un mur d’une salle d’exposition ;
si on déplore de voir des murs dépourvus de cimaise, bien pires sont les cimaises sans tableau...

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classique
(art)

qui se réfère à l’art grec ancien qui a fondé les critères classique de beauté plastique, notamment en sculpture de l’humain (Praxitel...) et en architecture (nombre d’or déterminant les proportions...), remis en avant notamment à la Renaissance.
Est devenu une référence philosophique ; par exemple : "se dit d’une oeuvre d’art qui parvient à survivre à son temps et à tous les temps" (Massimo Bontempelli, écrivain de l’époque du Novecento) ou : "est un contexte de mémoire, de continuité, de stabilité, pour accueillir l’art contemporain" (Jean-Marc Bustamante, plasticien contemporain français)

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contemporain
(art)
la période contemporaine par définition est l’actuelle : celle des acteurs et spectateurs vivants ; mais on peut aussi la positionner relativement à la période précédente, la période moderne ; pratiquement celle-ci s’achève en occident à la fin de la prépondérance parisienne, par la guerre, remplacée par l’influence américaine dès les années 50, qui délimite le début de ce qu’on peut appeler notre période contemporaine.
Vous avez bien compris le caractère éphémère de cette définition

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contrefaçon

reproduction d’une oeuvre originale (condition nécessaire) sans l’autorisation de son auteur ; cela concerne aussi la transposition ; la reproduction implique imitation de l’original.
Le problème de la ressemblance pose celui de l’inspiration qu’un artiste aurait d’une oeuvre antérieure : il serait préférable que l’artiste précise "hommage à..." pour signifier qu’il n’a pas l’intention de contrefaire mais d’honorer, et évite qu’il y ait confusion entre les oeuvres par le regardeur ; à noter qu’est tolérée la reproduction pour dérision, à condition que ce but soit clair

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contretype

rephotographie d’une image photo argentique, qui évite de passer par le négatif ; la duplication du négatif s’appelle un fac-similé

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copie

duplication (par offset, sérigraphie, moulage, fichier...) d’une oeuvre initiale, limitée en nombre ou non, avec l’assentiment de l’artiste ou de ses ayants droit.
Si le tirage est très faible et si l’artiste créer, contrôle et signe l’oeuvre,elle est appelée originale. Une copie peut être signée par l’artiste, mais alors ne doit être confondue avec les originaux : voir tirages.
Et soyons clairs : c’est soit un original, soit une copie ; il n’y a pas de "copie d’origine", de "copie d’auteur", etc, sauf pour les pigeons !
Plus :
> voir ci-après
> " : tirages, que pouvez-vous accepter ?

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copie privée disposition juridique qui est une exception du droit d’auteur, vous autorisant à faire une seule copie d’une oeuvre culturelle (quelle qu’elle soit) dans un but personnel privé, évidement non commercial.
Sinon c’est une contrefaçon ou du piratage

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cote indication du "prix" d’une oeuvre d’un artiste, obtenue par constat officiel lors de sa dernière vente aux enchères ; c’est donc un cours variable selon la suite des ventes, la santé de l’économie, la trajectoire de l’artiste, le dynamisme de ses représentants et le sens du vent (la mode, son décès, etc).
Par extension on dit qu’un artiste est coté ; mais c’est son oeuvre qui l’est.
Plus :
>  : tenir compte de la cote dans les prix
>  : estimer la valeur d’une oeuvre

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curateur

étend le métier du traditionnel conservateur de musée, à la notion double d’organisateur et de commissaire, souvent indépendant ; ce mode de fonctionnement vient des anglo-saxons, qui nous donnent une leçon de latin : curare signifie prendre soin ; l’état romain désignait un curator pour mener une mission, mais Larousse nous en dit bien mieux : il est aussi "chargé d’assister l’incapable majeur" (ça, c’est vous et moi)... ; le Robert est plus prudent : il "veille aux intérêts d’un tiers".

L’Ecole du Magasin de Grenoble est à l’origine d’un réseau international de structures rattachées à des lieux d’art contemporains, qui forment à la pratique curatoriale

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critique
d’art

terme un peu trop négatif pour un métier plus de promotion, de valorisation, que de démolition ; car par leur sens du verbe juste les grands critiques ont défini certains mouvements (les fauves, l’art brut,...) ou ont contribué à lancer des artistes, par leur regard en avance sur leur temps (Restany pour les Nouveaux Réalistes,...) ;
mi-journaliste, mi-historien, c’est à la fois une personne de terrain et de réflexion qui fait le lien entre le monde professionnel de l’art et le public, sans qui l’art n’est rien ;
son rôle pédagogique essentiel est d’autant plus difficile actuellement que la lecture devient courte (on est si pressé) comme parfois les idées ; d’ailleurs en France il n’y en a qu’environ 300

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dation

moyen de paiement en nature des droits de succession, permettant notamment de céder à l’Etat français une partie des oeuvres provenant d’un héritage

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dépôt légal

obligation qu’à l’artiste vivant en France de déposer à la Bibliothèque National un exemplaire supplémentaire de toute estampe ou photographie qu’il créer ; n’est malheureusement pas bien respecté, bien que gratuit et intéressant pour l’artiste, car mal connu faute d’une information publique et d’une formation pratique dans les écoles d’art
 : détails

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Diasec

procédé et marque permettant un encollage définitif sur une plaque de plexiglas d’une image photographique ou informatique préalablement imprimée ("printée") sur papier, par un gel silicone transparent ; l’ensemble renforcé ou non par une plaque d’aluminium derrière, forme une pièce solide et très bien finie ; toutefois ce montage augmente fortement le prix de revient de l’oeuvre
 : les supports photos

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Dibond

procédé et marque d’un support rigide pour contrecoller les tirages ou prints de photos (notamment) ; il consiste à insérer une couche de polyéthylène entre deux feuilles d’alu fines, l’ensemble étant à la fois épais, léger et rigide
 : les supports photos

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dripping

technique gestuelle consistant à faire égoutter ou projecter la peinture sur la toile posée au sol, sans le contact d’un instrument ; elle a été utilisée par Hans Hofmann aux USA après guerre puis par Pollock, artistes de l’action painting

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école

"de Paris", "de New-York", "de Moscou", "de Londres"... : il n’y eu pas plus d’école que de maître ou d’étudiant, car les artistes qui y sont arbitrairement attachés pratiquent souvent des genres différents ; en fait ce terme désigne plutôt une prépondérance d’un certain art plastique dans un lieu et une période donnée ; exemples :

> Paris a réunit au début du XX siècle quantité d’artistes venant de tous pays, notamment de Russie ; par facilité on évoquait "l’école de Paris" pour les désigner ; c’est d’autant plus paradoxal que, déjà à l’époque, le public français n’appréciait que peu ces novateurs...

> New York : après le coup de force des lobbies américains lors de la biennale de Venise de 1964, le centre du monde de l’art s’est déplacé à New York, qui est devenue à son tour une "école" pour marquer ce tournant historique ; en fait ces artistes américains n’avaient pas attendu 64 pour inventer leur art

> Londres : en réaction à l’abstraction, des peintres figuratifs y furent réunis en une exposition remarquable en 1976 : Freud, Bacon, Auerbach, Kossof, Andrews, Brooks Kitaj... qui devinrent célèbres

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enchères

vente au plus offrant faite en salle publique moyennant une procédure stricte
 : mode d’emploi 

> haut.

encollage

préparation de la toile par application de couches de colle pour unifier sa surface et la resserrer afin qu’elle absorbe moins la couleur ; c’est équivalent à un enduit

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entoilage

fixation de la toile surla châssis ; pour que la toile soit absolument plane, on la cloue sur la périphérie et on la tend par des coins de bois insérés aux coins du châssis pour écarter celui-ci

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épreuve d’artiste
(notée EA)

d’une manière générale c’est un essai, un test de qualité ("soumettre à l’épreuve") ; une épreuve d’artiste notée EA est une oeuvre de mise au point d’un tirage ; en photo agentique ce tirage est effectué en petit format.
Si l’épreuve est mise en vente, c’est qu’elle satisfait forcément son créateur (à moins qu’il ou ses ayant-droits ne soient trop voraces) ; alors elle peut présenter des avantages :
> pour l’artiste, qui voit se prolongée à 12 la notion d’oeuvre originale : les tirages limités à 8 plus les épreuves limitées à 4
> pour l’amateur, qui obtient un exemplaire qui pourrait se différencier des tirages ultérieurs ; mais attention que cela ne tourne au mauvais commerce... une épreuve sert avant tout à verifier et à corriger avant le vrai tirage ; tout est question de qualité de l’oeuvre ainsi obtenue

> haut.

esthétique c’est d’abord une théorie du beau et de l’harmonie ; par extension le terme désigne aussi bien les codes et critères académiques qui régissent cette théorie, que les sentiments liées à la beauté ; d’abord relatif au visuel, il s’étend à tous les arts. Désormais c’est une notion culturelle à la fois individuelle et collective, liée à l’éducation et à la société, donc évolutive et plus forcément prisonnière des conventions classiques

> haut
estomper rendre un trait de crayon ou de pastel moins net, plus flou, en le gommant superficiellement au moyen d’un tissu ou d’une peau ; on peut ainsi créer des ombres ou des transistions moins nettes entre couleurs (voir aussi fondu)

> haut
événement,
performance,
happening
action se situant dans un lieu et une époque précis, par laquelle un artiste plasticien s’exprime, soit par lui-même, soit par des acteurs, acrobates..., en collaboration ou non avec les spectateurs.
Le media est le lieu lui-même. 
L’événement peut éventuellement être répété, encore que ce soit l’exception puisque le but est l’effet de surprise, ce qui distingue précisément un événement d’une session de théâtre

> haut.
faux

réplique ou duplication d’une oeuvre sans l’assentiment de l’artiste ou de ses ayants droits, et donc susceptible d’être contestée s’il s’agit d’une contrefaçon ou que son usage ne soit pas strictement personnel pour celui qui possède l’original.
On doit aussi considérer comme un abus une oeuvre ayant été produite avec l’autorisation mais sans l’intervention ni le contrôle de l’artiste lui-même et néanmoins prétendue être "originale". Voir copie et aussi ci-après

> haut

fac-similé

réplique exacte d’un document ou d’un dessin par un quelconque procédé de copie ; en photo argentique c’est la duplication du négatif et non celle de l’épreuve, qui s’appelle un contretype

> haut

folle enchère

dispositif légal remettant aux enchères un bien qui a trouvé un preneur qui, en fait, ne peut pas le payer
 : les enchères

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fondation forme de société permettant à une entreprise ou à un particulier d’acquérir des oeuvres moyennant une déduction fiscale, à condition de les exposer de manière publique ; de 2006 à 2008 la France a (enfin) pris des dispositions pratiques et fiscale qui favorise la création de ces institutions privées tellement utile à la culture et au mécénat

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fondu passage doux d’une couleur à l’autre, l’une disparaissant progressivement à mesure que l’autre apparaît ; technique courante en lavis et aquarelle (voir aussi estomper)

>
haut.
format

dimension normalisée d’un support traditionnel comme les papiers ou les toiles.
 : tous les formats en art

> haut.

installation

mise en scène d’un certain nombre d’objets assemblés dans un lieu, par laquelle un artiste plasticien s’exprime.
Le media est alors le lieu même où se situe l’installation ; celle-ci peut être élaborée pour ce lieu précis, mais plus généralement elle est déménageable.
On distingue une installation d’une sculpture par le fait qu’elle utilise plusieurs objets et que ceux-ci ne sont pas forcément retravaillés

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ISF

"Impôt de Solidarité sur la Fortune" : type de taxe pratiqué par la seule France au monde (sauf la Suisse et la Russie, mais de manière favorable au redevable !) et qui fait fuir les collectionneurs fortunés dans d’autres pays ; cet impôt intrusif dans la vie des gens créer un handicap important à l’industrie d’art française ; il est démontré que coûte plus cher qu’il ne rapporte... Mais ce dogme résiste encore à la raison...
Certes les oeuvres d’art n’y entrent pas, mais dans certaines conditions

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jurisprudence terme juridique (voir cette rubrique, pour l’art) désignant la somme des décisions judiciaires qui progressivement complètent les lois, l’ensemble des deux constituant le droit ; le problème est que ces décisions se réfèrent à des cas de plus en plus spécifiques et peuvent se voir contestées par un jugement ultérieur

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kitsch,
gothic
(gothique)

kitsch proviendrait de l’allemand "kitschen" désignant une méthode d’ébénistier mélangeant des parties anciennes avec des récentes pour faire un meuble d’époque, ou "verkitschen" qui désigne un peu plus péjorativement rénover du vieux avec du neuf pour vendre à bas prix, ou carrément faire du faux vieux ; puis le terme dériva pour signifier des rajouts décoratifs allant jusqu’au mauvais goût ("kitschig" : du toc).
En art contemporain l’exemple-type est Koons ; voir aussi le style kitsch.

Une version du kitsch est le gothic, associé à une mystique morbide, dont la version contemporaine est des clubs, des attitudes (vêtements noirs cloutés, sexe sado-maso, déguisements, objets...) et une expression artistique : cinéma, musique, art plastrique ; même Halloween en fait partie !
Exemples : graphisme : Giger, peinture et installation : les collectif Kimberly Clark.

Tous ces mouvements sont anciens, pour la partie moderne héritant du pop d’il y a 40 ans, du punk il y a 20 ans, la version hip-hop contemporaine en héritant aussi

 :
> le style kitsch en art contemporain
> définition et origine du kitsch
> analyse du kitsch selon Kundera
> définition du gothic

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logo ou logotype, graphisme représentant une marque ou un produit ; beaucoup détourné ou repris en art contemporain

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maîtres
(grands ou petits)
maître d’art

le terme Maître sous-tend celui d’école ; mais formellement il n’y a pas plus de l’un que de l’autre : se voit ainsi désigné un artiste ayant une influence prépondérante dans un style ou une époque, reconnue par ses confrères.
En vente, les grands maîtres sont hors portée de l’amateur courant, qui peut se retourner sur les "petits maîtres" où un marché se développe, comme c’est le cas pour de nombreux impressionnistes ayant gravité autour des grands.
Ainsi l’appellation "petit maître" n’a rien de péjoratif, elle désigne à l’heure actuelle des artistes de grande qualité mais n’ayant pas eu un rôle moteur dans l’histoire de l’art ; par exemple il y a eu d’excellents post-cubistes 10 à 20 ans après que ce genre soit né : ils n’ont eu aucune part dans l’émancipation du genre (exemples : Survage, Marcousis ou Metzinger).

nommé par le Ministère, est un artisan reconnu qui se voit confier un rôle de transmission à un élève

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marine
(et peintres
de la...)
tableau ou dessin représentant une scène de mer ; ses dimensions convenues sont un peu différentes des autres châssis.
Les "Peintres de la Marine" est un corps officiel ; l’artiste, incorporable donc autorisé à embarquer, est nommé pour 3 ans renouvellables, voire définitivement pour les mieux ancrés (ils ont le droit d’apposer une ancre à leur signature), ceci sur proposition d’un jury lors du Salon biennal de Paris (qui est devenu un non événement car il s’étale désormais sur 6 mois)

> haut.

maroufler la maroufle était une colle forte applicable au pinceau, d’où l’expression maroufler qui signifie simplement coller ; par extension désigne coller pour le renforcer un support mou (papier...) sur un support dur (bois, aluminium...)

> haut.

mécénat

procédé permettant à une entreprise ou à un particulier de subventionner une action culturelle et d’acheter des oeuvres d’art, sans autre contrepartie qu’une incitation fiscale ; c’est très différent du sponsoring ou du parrainage
 : types et modalités

> haut.

Merz ce terme sans signification dans aucune langue, sinon nom propre, a été trouvé par hasard par Kurt Schwitters pour désigner ses différentes créations dadaïstes, allant de l’écrit au tableau en passant par l’architecture (avec son Mertzbau, installation utopique qui envahira progressivement totalement son appartement)

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moderne
(art)

s’applique à l’époque située avant la période contemporaine, soit approximativement depuis la fin du 19è siècle avec les impressionnistes jusqu’à pratiquement la fin de la 2è guerre mondiale.
Il est donc impropre de désigner par "art moderne" les productions présentes.

Mais Magritte le plaçait au début du 19è siècle car "...Courbet, Géricault, Delacroix réalisent des images qui n’ont plus le caractère... conventionnel classique ; Millet a une telle vigueur... ; avec Corot ... les préoccupations picturales l’emportent sur la valeur des sujets...".
Malraux va encore plus loin en 1945 : "l’art moderne est sans doute né le jour où l’idée d’art et celle de la beauté se sont trouvées disjointes ; par Goya peut-être..." c’est-à-dire fin du 18è siècle...

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modeste
(art)

définition proposée par Hervé Di Rosa, plasticien d’art brut, qui ne se rattache à aucune époque ni région mais à des travaux populaires à caractère artistique qui échappent par leur "modestie" aux genres et styles convenus ; la meilleure définition est de consulter le Miam, le Musée International des Arts Modestes qu’a conçu Di Rosa à Sète

> haut

monochrome étymologiquement désigne une seule couleur ; en art désigne une oeuvre d’une seule tonalité (un tableau d’un jaune unique (Lavier...) ou une sculpture toute bleue (Klein)) ; mais Soulage, qui joue sur des noirs d’une grande subtilité car composés de textures très étendues (qui provoquent par réflexions des noirs différents), préfère parler de "mono-pigment"

> haut

monotype désigne un procédé ne permettant d’obtenir qu’une seule oeuvre ; si le tableau répond à cette définition, le terme est plutôt utilisé en estampe pour bien distinguer les oeuvres qui, par principe même, sont des multiples (marqués 1/x) de celles qui sont des monotypes (marqués 1/1).
Exemples de fabrications d’un monotype : sur un fond sérigraphié apposer un collage unique, inclure dans une gravure un objet, peindre au lieu de graver la plaque...

> haut

motif
(sur le motif)

sujet, modèle qu’un artiste veut représenter ; lorsque le motif était à l’extérieur, comme un paysage, dessiner sur le motif servait à préparer le tableau à réaliser ensuite dans l’atelier ; puis dès lors que la technique l’a permis (chevalets portatifs et tubes de couleurs) peindre ou plus généralement travailler sur le motif signifie directement peindre sur place

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multiple

catégorie d’oeuvres qui sont, par la nature de leurs techniques, reproduites en nombre de manière limitée (voir original) ; le terme reproduction n’est pas synonyme, il désigne un tirage ou un retirage d’une oeuvre en nombre non restreint, donc sans valeur car cet objet a quitté le domaine de l’art pour celui de la consommation.

Nous pourrions introduire le terme "semi-multiple" pour une oeuvre issue d’un tirage retravaillé par l’artiste ; exemple : une sérigraphie notée 6/20, sur laquelle il a appliqué un collage particulier et unique ; elle porte toujours le numéro 6/20 mais en fait se distingue de toute autre ; elle acquière donc une valeur plus élevée

> haut

naïfs appellation générale désignant des peintres populaires sans formation académique, dont la production montre la vie quotidienne d’une manière simple, fraîche et conventionnelle ; Rousseau est un des rares qui soit reconnu

> haut.

non-objectif
(art)

dénomination faite dans les années 30 par Hilla Rebay, de peintures d’avant-garde aussi bien abstraites (Kandinsky, Rudolf Bauer, elle-même...) que figuratives (Chagall...) et qui ont, grâce à elle, constitué la base de la collection de Salomon Guggenheim qu’il a regroupé dans son musée à New-York, dont elle a été la principale inspiratrice

> haut

numérique
(art)

ensemble des arts plastiques faisant appel à différents procédés de numérisation et de traitements informatiques, partiels ou complets
 : typologie

> haut

offset

procédé d’impression utilisant un transfert de l’image originale sur un rouleau, qui sert ensuite à imprimer des feuilles de papier

> haut

original
(et quantités)

paradoxe : la question de l’original ne se pose que pour... des reproductions, car si la technique utilisée (peinture, taille directe...) ne peut engendrer qu’une seule oeuvre, la question ne se pose pas !
Une "oeuvre originale" multiple émane soit de l’artiste soit d’un de ses assistants mais sous sa direction ; elle doit être limitée en nombre d’exemplaires, numérotée, signée et datée. Ce nombre (qu’on appelle tirage) varie avec la technique utilisée et les pays (voir les nombres légalement autorisés) ; mais l’oeuvre n’est jamais originale si elle n’est pas créée par ou sous le contrôle de l’artiste, c’est alors une copie ; voir aussi "multiples".
Techniquement un original est la plaque de métal de l’estampe, le négatif de photo, le master vidéo (comme en cinéma et en musique), le plâtre d’un bronze, le fichier premier d’un oeuvre logicielle, etc. Mais comme ces objets ne sont presque jamais présentés (ou vendus) comme étant l’oeuvre finale, en parlant d’originaux on désigne les tirages limités en nombre de ces "masters".

Plus finement, il y a deux définitions qui se complètent :

> artistique :
dans le cas des estampes, on nomme "originale" toute oeuvre conçue (et non transposée) spécifiquement pour le "master", par l’artiste ou sous son contrôle et quel que soit ensuite le nombre d’exemplaires tirés...
Mais Almanart est gêné par cette liberté sur le nombre ; autrefois cela posait moins de problème car la technique comme l’honnêteté des artistes faisaient auto-limitation et les tirages ne dépassaient pas 20 ou 30 ; depuis l’appât du gain et les facilités techniques poussent à des tirages de 100 voire 500, ce qui est clairement abusif ! La seule définition artistique est devenue trop libérale car certains en abusent

> juridique : le juriste a défini de manière pratique qu’un "original" est un tirage précisément limité (voir ces nombres sous tirages des oeuvres) ; cette limite officielle conditionne la fiscalité pour plusieurs pays européens et en France elle conditionne en partie l’appartenance à la catégorie "art" de l’ISF (voir)

 : tirages, que pouvez-vous accepter ?

> haut.

palette outil traditionnel du peintre qui supporte les peintures et mélanges qu’il a préparés pour faire son oeuvre ; sorte de plateau arrondi et percé d’un trou pour y passer le pouce pour le tenir plus facilement horizontalement

> haut

parodie

imitation d’une œuvre dans une intention caricaturale ou burlesque ; elle ne constitue ni une copie ni ne la dénature (voir la rubrique juridique) ; (voir aussi pastiche, ci-dessous)

> haut

parrainage
(ou sponsoring)

mode d’intervention d’une entreprise pour aider une activité culturelle en contrepartie d’une publicité d’elle ou de ses produits ; à distinguer du mécènat
 >   : types et modalités

> haut

pastiche

imitation d’une œuvre en modifiant certains de ses éléments, de sorte que le sens de l’oeuvre change ; peut être à caractère humoristique mais pas forcément ; (voir aussi parodie, ci-dessus)

> haut

peinture

technique consistant à "recouvrir une surface plane de couleurs et de les assembler dans un certain ordre", définition (approximative) attribuée à Maurice Denis, en plein effort de recherche Nabis

> haut

pinacothèque

synonyme de musée ou de galerie d’art, mot surtout utilisé en Allemagne ou en Italie. Vient du grec signifiant tout simplement : galeries de tableaux

> haut

photo
(courante)

"un chimpanzé peut faire des photos et, (...) au moins, s’en sort sans emphase !", aurait dit Joche Gertz dans une conférence...
D’une manière générale, "photo" désigne toute utilisation de la prise de vue : reportage, historique, publicitaire, familiale, artistique ; mais nous tenons à distinguer la photo-tout-court de la photo d’art (voir ci-dessous). Car la qualité d’une image n’est pas un critère suffisant pour qu’elle puisse être classée dans le domaine artistique : c’est l’intention de l’artiste qui compte. 
Pour des raisons commerciales, on a tendance à confondre tout ça... à l’amateur de savoir s’il souhaite acquérir une "belle photo" ou une "photo d’art" (qui peut être moins "belle") ; son choix sera toujours légitime, mais qu’on ne vienne pas lui raconter ce qui n’est pas...

> haut

photo d’art

utilisation de la photographie dans une intention et selon une démarche artistique, par opposition à son usage courant en reportage ou à des fins historiques, publicitaires ou familiales (voir ci-dessus)
  :
> distinguer une photo d’art
> les supports photos

> haut.

pochade

oeuvre exécutée en quelques coups de crayon ou de pinceau, qui n’est pourtant pas une esquisse qui, elle, reste un moyen d’étude

> haut

préemption

droit dont dispose l’Etat français dans toute vente aux enchères, lui permettant d’acquérir une oeuvre qui vient d’être adjugée, au prix d’adjudication et à la place du dernier enchérisseur. 
CF La Fontaine, les Marrons du Feu...

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print

anglicisme signifiant imprimé, sous-entendu impression d’une image numérique par jet d’encres ou de pigments sur papier ; le print par projection de pigments est le procédé le plus haut de gamme

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retable

décor sculpté ou peint, placé sur un autel d’une église ; par extension panneau placé sur une table ou un lieu de prière

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romantisme

empruntons cette définition à Bruno Delarue, expert, auteur et galeriste : " le romantisme n’est pas une école avec des manifestes et des préceptes, et c’est en cela qu’il est difficile à définir. C’est surtout un état de réaction d’une génération contre le goût de l’antique et la rigueur davidienne.
Il n’a pas de frontières véritablement définies ni de limite dans un temps précis, si bien qu’il est souvent difficile de dire qu’un tableau est purement romantique ou naturaliste."

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sculpture it’s"something you bump into when comming back to look at a painting", définition attribuée à l’américain Barnett Newman
("quelque chose que vous heurtez lorsque vous reculez pour admirer une peinture") ;
"la sculpture protège, sa présence assure à celui qui la côtoie une confiance toujours renouvellée dans la vie, je porte sur elle un regard animiste" observe joliment le critique Olivier Cena [Telerama n°2908]
 : les techniques

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second marché

terme général désignant tous les marchés d’occasion (biens ou services) qui ont été au moins une fois déjà en vente, par opposition au "premier marché" qui désigne les premières ventes.
Mais le terme doit être mis dans le contexte de chaque profession : ainsi en art le second marché est celui des ventes aux enchères, tandis que le 1er marché est celui des galeries (censées présenter de nouvelles oeuvres, or ce n’est pas forcément le cas puisqu’elles font aussi des achats et reventes, mais le terme est resté) ; rien à voir avec le second marché boursier, qui est la place de cotation des capitalisations de valeurs moyennes.

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signature celle de l’artiste d’abord, qui seule authentifie son oeuvre et lui donne sa valeur ; en son absence un expert peut attribuer un oeuvre sans pouvoir toutefois l’authentifier avec la même certitude ; de sorte que c’est aussi elle qui, sur les cas de falsification, différencie les cas de copie (avec absence de signature ou alors celle du copiste), des cas de faux (avec imitation de la signature de l’artiste original). C’est aussi elle qui différencie les notions de reproductions et de multiples.
La signature de l’atelier peut avoir une importance, notamment en sculpture ou en lithographie, où la compétence est en jeu pour la qualité (donc la valeur) d’un multiple ; de plus en l’absence de la signature de l’artiste, elle vient non pas s’y substituer mais sert d’élément d’authentification.
Preuve même de sa valeur, la notion de signature a été dénoncée par Piccabia qui a fait signé son fameux tableau "l’Oeil Cacodylate" par tous ses amis artistes !

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situ (in situ)
/ situé
"in situ" signifie "dans l’endroit où l’on se trouve", donc une oeuvre créée in situ l’est pour un endroit précis, soit tenant compte de la topographie du lieu où elle s’intègre, soit qu’elle le transforme ; bien des artistes contemporains suivent cette démarche à mi-chemin de l’architecture : Buren, Toroni... ;
au contraire une oeuvre "située" s’adapte au lieu (bien qu’elle puisse le transformer aussi), ce peut être une installation autonome mais qui voit différentes versions selon les lieux

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sténopé ancêtre de l’objectif, c’est un minuscule trou percé dans une chambre photographique ; arrivée au fond de cette boîte noire, l’image (inversée) peut imprégner une plaque sensible ; la netteté est d’autant meilleure que le sujet est loin, situé "à l’infini", et le sténopé petit ; le temps de pose nécessaire est d’autant plus élevé que le trou est petit

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storyboard équivalent ou complément du dessin préparatoire pour une oeuvre qui se déroule ou qui raconte une histoire : un film, une vidéo, une BD... Il fixe le cadencement de l’action, les rôles, le contexte, etc.

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styles, genres, mouvements l’art a fait l’objet comme tout activité humaine de diverses classifications, autant de tentatives pour éclairer (ou moquer) les courants artistiques, qui sont sont résumés dans la rubrique "styles".
Un mouvement est défini par ses fondateurs (par exemple le suprématisme) par un manifeste ou un article, ou une sorte d’école s’il est suffisamment reconnu (comme le cubisme), ou encore par des groupes d’artistes qui se sont réunis sur des concepts mais sans style bien défini (Fluxus), ou même par simple esprit d’indépendance (Cobra).
Un style est une appellation générale, forgée par le temps et l’observation ; exemples : le style naïf, le style figuratif ; ou bien reposant sur une technique de création, comme le pointillisme. 
Un genre peut être un style, mais aussi une simple désignation faite par un tiers sans que les artistes ne l’ait définie ; par exemple l’appellation "fauvisme" est née d’une moquerie d’un critique d’art.
En fait tous ces termes sont proches

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tableau-
sculpture
on peut tourner autour d’une sculpture, pas d’un tableau-sculpture, oeuvre plaquée au mur ; mais elle utilise aussi la 3è dimension comme un relief, renforçant l’effet en jouant sur la profondeur et les ombres ; par exemple Arp, Kemeny (pour les modernes), Claudine Drai, Paul Day (pour les contemporains) en ont fait une technique de base

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tag

"étiquette" en anglais ; au départ c’est une balise que les informaticiens placent dans un programme pour y repérer une ligne de code, ou un marqueur placé dans un document, un fichier, etc, pour y repérer un passage ou un endroit particulier, ceci de manière libre (comme si vous mettiez un post-it sur une page d’un livre).
Dans le domaine social, c’est une marque typique qu’un individu en mal de reconnaissance bombe ou feutre sur un mur pour faire connaitre son existence ; ce n’est pas de l’art, ne pas confondre avec un graff

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texture état de surface d’un tableau : lisse, rugueux, satiné...

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tirage

nombre maximum prévu d’exemplaires (ou d’épreuves) reproduits d’une oeuvre, dits originaux si l’artiste en est l’initiateur et dits copies sous certaines conditions.
Un retirage est un opération de reproduction ultérieure, qui devrait être autorisée par l’artiste ou par ses héritiers.
Le tirage et la technique utilisée doivent être stipulées dans un document ou sur l’oeuvre elle-même.
Il n’y a pas de "retirage original", même en photo ; il peut y avoit un "retirage posthume original" : fait à partir du plâtre original (et non pas d’un bronze) avec l’accord de l’artiste ou de ses descendants, ceci dans la limite de la définition d’original ; attention d’éviter les abus faciles...
 : tirages, que pouvez-vous accepter ?

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tondo

(pluriel tondi, car vient de l’italien rotondo) peinture faite sur un support rond plutôt que sur le rectangle habituel ; en usage fréquent à la Renaissance

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transversalité expression qui en art, témoigne de l’interpénétration des disciplines : mode, design, architecture, paysages, cinéma, photo, art plastique se répondent, se ligues, se combinent entre eux ; un artiste plastique peut être photographe ou développer une ligne de vêtements, ou encore dans une installation mixer les disciplines.
Inversément, après Warhol le précurseur, de récents créateurs viennent d’autres disciplines vers les arts plastiques : Decoufflé, Goude, Crasset...
La difficulté pour l’amateur est de savoir distinguer au niveau de l’oeuvre (et non du créateur) ce qui relève de l’art, de l’artisanat, voire de la communication

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triptyque ensemble peint ou sculpté formé d’un panneau central et de deux autres aux côtés, qui se referment sur le central ; autrefois est souvent un retable ; par extension désigne une oeuvre conçue de trois pièces mises côte à côte, donc indissociables (ou deux pièces pour un diptyque)

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TVA signifie "taxe sur la valeur ajoutée" : pourcentage ajouté au prix HT "hors taxe" pour obtenir le prix de vente au particulier, dit prix TTC "toutes taxes comprises" ; le domaine de l’art comprend des dispositions particulières favorables

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vernissage inauguration d’une exposition d’un artiste : ce lancement commercial et mondain permet à l’amateur de rencontrer l’artiste, des amis et... de se faire voir (car ce qu’on voit le moins sont les oeuvres). Le galeriste stylé offre un verre de vin... Dans la douceur d’un soir, pour rien au monde vous ne raterez ça ! 
L’amateur le plus accro (sic) sera passé le jour d’avant : celui de l’accrochage (d’où les petits points rouges déjà posés avant le vernissage). 
Le vernissage était une procédure où les artistes exposants (à l’époque des salons officiels) pouvaient retoucher leurs tableaux pour les adapter à l’éclairage du lieu (par exemple accentuer les couleurs) puis les vernir pour les fixer ; cette manière a évidement complétement disparu par le progrès des éclairages et la diversité des lieux d’exposition

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vidéo procédé utilisé par les artistes vidéastes, recouvrant plusieurs techniques de fabrication d’images mobiles : filmage classique (caméra 16 ou 35 mm), filmage vidéo (caméra numérique), élaboration d’images de synthèse animées, assemblage d’images réelles retravaillées et enchaînées sur ordinateur, etc.
Voir aussi la rubrique techniques

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vidéogramme image fixe (photo...) issue d’une vidéo

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vintage se prononce à l’anglaise : "vinnthédge" bien que le terme provienne de "vigne", au 1er tirage du vin ; c’est un mot-piège : un magasin dit populairement "vintage" vend par exemple des fringues d’époques, sous-entendu anciennes d’où la tentation erronée de désigner ainsi des antiquités qui ne sont pas forcément d’époque ; en art ce mot ne doit s’appliquer qu’aux oeuvres d’époque.
En photo il distingue les tirages de l’époque de l’artiste (faits par lui ou sous son contrôle) à condition (c’est une convention) qu’il soit au moins supérieur à 10 ans, donc pas les tirages postérieurs à lui ou récents ; un "early print" (un "tirage d’origine", ne pas confondre avec un tirage original) est un 1er tirage par l’artiste mais sans co-notation d’ancienneté ; un "new print" est un retirage effectué après la mort de l’auteur.
Attention : un tirage posthume n’est pas une "oeuvre d’art" au sens juridique français

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VJ
(VeeJay)
appellation équivalente à DJ (Disc Jockey ou DiscJay) mais en vidéo : ce sont donc des plasticiens vidéastes qui mixtent et projettent des vidéos en temps-réel, aussi avec de la musique, bien sûr

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