le dessin contemporain

 

 

Le dessin ! Une discipline noble, difficile, pratiquée par tous les grands maîtres anciens et modernes ; une technique indispensable à tout plasticien.

 

Bien des artistes l’ont compris et l’ont adopté comme tel : ils apprécient son côté intime, fragile, délicat ; les collectionneurs aiment ses prix modérés, surtout en périodes difficiles avec un avantage : un dessin est une pièce unique, pas un multiple ; toutefois il reste fragile au temps et à la lumière.

 

Pourtant la définition du dessin semble s’élargir, peut-être trop, car des oeuvres mixtes apparaissent dans les salons récents, comme cet exemple complexe fait de crayon, gouache, aquarelle et... acrylique !

 

 

Actualité :

l’installation-dessin de Jimenez au Mamvp >>

le dessin est souvent utilisé à titre contestataire, ici pour dénoncer le pouvoir mexicain sur son fauteuil présidentiel ;
où voir ce grand dessin en forme de retable, de Bayrol Jimenez : Maldito, 2012, acrylique sur papier ?
   

 

 

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nos jeunes découvertes :

 

   

Jean-Charles Michelet, étudiant à la Villa Arson à Nice, a imaginé une technique donnant à ses dessins un aspect photogramme ancien, avec un résultat d’autant plus décalé qu’il aborde des sujets contemporains ;
il les réalise à l’encre de chine sur rhodoïds transparents qui servent de négatifs pour être tirés sur papier photo ; d’où ce contraste entre un noir très profond du papier insolé et un blanc pur

 

dessin sur rhodoïd, 2010
clic=zoom ... (courtoisie J-C Michelet)

 

   

Vincent Testard développe une réflexion sur les implications sociologiques de l’espace vital et de ses évolutions (transformations, épuisement...), qui prend diverses formes passionnantes sur le plan conceptuel comme esthétique ;
il utilise essentiellement le dessin mais aussi la photo, vidéo, peinture...

 

Système proxémique, 2009, montre les interactions de proximité dans une foule, les sphères deviennent rouge lorsque deux individus sont trop proches et ressentent un risque d’intrusion dans leur intimité
clic=zoom ... (courtoisie V. Testard)

 

 

le destin du dessin

Tracer, dessiner est un réflexe inné de l’homme, une résultat immédiat de l’impulsion créative, une action directe du cerveau à la main ; le dessin a donc naturellement toujours été à la base de l’art plastique, d’ailleurs jusqu’au milieu du XIX siècle il était l’étape indispensable de préparation des tableaux comme des sculptures.

Les deux premiers tiers du XXè siècle ayant bouleversé les traditions de l’art plastique, dessiner n’a plus été une obligation de base ; dans les années 60-70, même son enseignement aura été minimisé ; ainsi mis en retrait des cimaises contemporaines, sa visibilité restait pourtant forte en illustration et en BD, de sorte que paradoxalement le dessin était en passe de devenir populaire, donc un art mineur...

Il est revenu sur scène en fin des 70’s, de manière plus ouverte et décomplexée ; ainsi l’ouverture du Centre Pompidou en 1977 s’accompagna d’un Cabinet Graphique, et non de Dessin, notez cette nuance qui englobe aussi la gravure : la définition contemporaine du dessin ne se limite plus à l’usage du crayon ni aux esquisses.
Dans les 90’s les USA ont révélé d’autres manières de dessiner, par exemple une forme narrative et spontanée, ou celle du crayon non levé qui parcourt le papier inspirée du graffitisme, ou celle du méga-dessin minutieux qui envahit le mur entier... D’autres pratiques contestables ont accompagné ce retour, comme ces gribouillis d’une certaine "école" de NewYork élevés en créations artistiques, ou ces études préparatoires vendues en galeries comme étant des "oeuvres" ; actuellement le collectionneur sait faire la différence.

  Avec ce renouvellement le dessin a reconquis les cimaises et le statut d’oeuvre d’art originale ; le retour en force sur le marché s’est confirmé en 2007, date du 1er Salon du Dessin Contemporain qui concurrence le vénérable Salon, accompagnés d’une flotte de foires off ; une situation qui s’est confortée depuis.   Jean Cocteau : "écrire ... c’est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu’elles se fassent écriture, ou les dénouer de telle sorte que l’écriture devienne dessin" [Opium, 1930]

 

 

mémo des salons et foires :

chaque année au printemps se tient la Semaine du Dessin à Paris, en même temps que les prestigieuses foires ArtParis (art moderne et contemporain, au Grand Palais) et PAD (Pavillon des Arts & Design) au xTuileries ; voici par exemple les salons et foires de dessin en 2012 :

> le Salon du Dessin :
 - La Bourse, Palais Brongniart, place de la Bourse, M° et Parking Bourse
 - particularité : 80% d’oeuvres anciennes ou modernes ; la référence ; haute qualité

> Drawing Now :
 - anciennement Salon du Dessin Contemporain
 - Carrousel du Louvre, 99 r de Rivoli, M° Palais-Royal, Parking du Carrousel
 - particularité : "la" foire du dessin contemporain, au sens large du terme

> CHIC Dessin :
 - Atelier Richelieu, 60 r de Richelieu, M° et Parking : Bourse
 - particularité : la foire "off" du dessin

> pendant cette semaine du dessin à Paris, divers lieux (musées, fondations...) font un zoom sur leurs collections de dessins, avec visites guidées, comme par exemple la BnF qui a fait visiter son Département des Estampes

 

artiste, pourquoi dessinais-tu ?

Pour un artiste les raisons de dessiner ont toujours été diverses :

 

> créer une oeuvre spécifique pour le support papier (Seurat)
> témoigner d’un événement (Daumier)
> témoigner d’une personne, d’un sentiment par le portrait (Delacroix)
> moquer la société par le dessin humoristique ou la caricature (Victor-Hugo)
> étudier, préparer, esquisser une autre oeuvre (Delacroix)
> ou simplement prendre sur le vif sur un journal, un carton..., le papier étant un support facile à trouver et peu cher (Toulouse-Lautrec)

     
 
Georges Seurat, dessin au crayon comté, vers 1890
 
Honoré Daumier, carricature illustrant le livre Les Gens de justice, vers 1846
 
Eugène Delacroix, auto portrait, vers 1826, crayon rehaussé
     
 
Victor-Hugo, Cardinal grand inquisiteur, 1873, dessin colorié
 
Eugène Delacroix, vers 1843, esquisse pour Orphée pour l’Assemblée Nationale
 
Toulouse-Lautrec, esquisse rapide faite au cabaret, vers 1890

 

l’art du beau dessin se perd-il ?

On pourrait le penser, comparant les productions récentes aux dessins classiques ou Renaissance. C’est une des explications de l’intérêt manifesté par les amateurs de dessins anciens, qui ne trouvent pas satisfaction dans le contemporain ; cela aura aussi expliqué la séparation (qui s’atténue) des salons anciens et contemporains, par exemple le fameux Salon du Livre au Grand Palais de Paris réunit en fait deux manifestations : les livres anciens (souvent illustrés) et les estampes anciennes ET contemporaines !

   

Heureusement on trouve des productions récentes qui soutiennent la comparaison, comme ces deux artistes issues des Beaux-Art de Paris en 2009 : Xue Sun et Aurore Pallet, toutes deux exposées à l’Espace Pierre Ricard en février 2010 en avant-première des Salons du Dessin

 

 

Xue Sun, Créature, crayon, encre, aquarelle, 2009
Aurore Pallet, crayon et lavis, 2008
 

 

le dessin contemporain, revenu, s’est émancipé

 

Certains artistes contemporains se rapprochent par leur savoir-faire des maîtres anciens, même s’ils interprêtent des motifs actuels, comme Julien Spianti représenté par la galerie Vitoux.

 

C’est heureux car l’enseignement aux Beaux-Arts a été calamiteux dans les années 70-80 où l’on enseignait tout sauf le dessin, jugé dépassé (une attitude aussi imbécile que d’avoir affirmé au 19è siècle que la photo allait supprimer le portrait peint...) : "on partait du principe que les nouvelles formes de création nées -photo, installations, vidéo- permettaient de se passer du dessin" [Vincent Bioulès, ancien prof, Le Monde 29/03/11], qui ajoute qu’aujourd’hui le dessin permet l’observation lente par opposition aux images rapides des écrans.

 
Julien Spianti, la Machine à remonter le temps, 2009

 

On observe actuellement une diversification des genres, des médias et des techniques qui donnent une forte visibilité à ce média et un fort intérêt de la part des artistes ; quelques lignes se dégagent :

  > le nouveau dessin classique s’exprime sur de nouveaux supports (Bolenz)
> le dessin réaliste (Selby)
> le dessin fantastique (Castellane, représenté par la galerie Capazza)
> détourner la BD (Mirande)
> se libérer du support par le dessin mural (Buffe)
> faire connaître une marque par un logo (Loewy)
> dérouler un scénario par la BD
> illustrer un livre ou créer un livre d’artiste
     
 
Ulrike Bolenz, Groupe Bleu, 2009, technique mixte
 
Frank Selby, Disaster for window6, 2007, crayon sur calque
 
Antoine de Castellane, dessin, 2008
     
 
Mirande, série Claude, dessin
 
Nicolas Buffe, peinture et dessin mural à la craie, 2010, Tokyo
 
Raymond Loewy, illustrateur de publicité : ses logos

 

... et plus audacieux encore :

  > l’héritage BD-graffiti (Papritz)
> le dessin éphémère (Perjovschi)
> le dessin en vidéo ou images animées (Morales)
> ou encore, le dessin ininterrompu, où l’artiste ne pose pas son crayon (du moins de manière visible pour le spectateur) enchaînant les motifs les uns sur les autres, ou le numérique qui s’est d’autant plus emparé du dessin que l’ordinateur est un assistant idéal pour prolonger le geste de l’artiste (2,3D, architectures)...
     
 
Freddish Papritz, Blood Marvel, 2009, crayon, feutre,pochoir
 
Dan Perjovschi, 2007, craie sur tableau noir, CCSuisse de Paris
 
Sebastian Diaz Morales, 2004, Lucharemos hasta anular la ley : dessin ou vidéo ou combinaison ?

 

quelques maîtres :

 

    Hans Op de Beeck
associe des dessins à des vidéos et des installations, leur conférant ainsi une importance centrale dans son oeuvre

 

 

Edgar Jerins
est capable de créer de véritables tableaux, comme des photos monochromes, des scènes de la vie quotidienne de familles populaires américaines, genre hérité de la tradition classique

 

des livres :

une sélection pour apprendre ou admirer (faites tourner en rafraîchissant le navigateur -F5 pour les PC-) :

 
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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !

(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 

 (Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 



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