vente aux enchères, mode d’emploi

 trucs, conseils, savoir-faire...

 

  Paf, adjugé ! De quoi dépend le prix fixé ainsi ?
De l’intérêt du lot (qualité, rareté, mode), de la salle (amateurs, professionnels), de la publicité faite et... du commissaire qui anime le jeu car c’est une arène où les offrants jouent les uns contre les autres, olé !
   
où voir
Waders, cet "alien" du duo inénarrable Dewar & Gicquel ?
(courtoisie PdT)
cilc=zoom

 

> accueil d’Almanart > sommaire de savoir acheter

> réagissez à cet article

 

 

 

à savoir avant la vente :

Une vente est obligatoirement organisée par une Société de Ventes Volontaires (SVV), appelée aussi "étude", quel que soit son contexte : en salle ou sur internet. Elle est animée par un "commissaire priseur", profession réglementée.
Un catalogue préalablement édité présente chaque "lot" (un ou plusieurs objets non séparables) assorti d’une estimation basse par l’expert de l’étude : ce prix de base sert de point de repère à l’enchère qui, statistiquement, le doublera ; si le catalogue n’indique pas d’estimation, vous pouvez la demander à l’étude qui est tenue de vous renseigner.

Dans les grandes ventes il faudra réserver votre place, au risque de rester debout (ce qui n’empêche pas de renchérir : business first !) ; les acheteurs éloignés ou discrets passent leurs ordres par téléphone, relayés obligatoirement à haute voix par des assistants ; dans les grandes ventes un écran affiche le numéro du lot, son image, son estimation de base, puis l’évolution des offres et leurs conversions dans les principales monnaies.

 

action !

Le commissaire soumet le premier lot à partir de l’estimation, qu’un assistant montre ; n’importe qui dans la salle (assis ou debout) peut alors enchérir ; c’est parti...

« Juché sur son estrade le commissaire propose graduellement des montants d’environ 20% au-dessus du dernier prix proposé ; cela va très vite, son regard parcoure la salle, le marteau levé comme une menace ; un lambin qui reste "un prix en retard" dérange tout le monde ; quelqu’un lève la main à 500 €, le commissaire propose 100 € de plus ; quelqu’un prend l’initiative d’une offre plus forte, 1000€, pour intimider les concurrents et vite emporter le lot… c’est raté ; alors commence une empoigne entre trois autres, que le commissaire regarde à tour de rôle pour guetter leurs réactions : un signe discret de la main de l’un, de la tête de l’autre et ça monte ; merci de ne pas faire signe à sa petite amie à cet instant ; enfin, un geste horizontal, une tête secouée, un silence qui persiste 10 secondes… et le marteau s’abat : adjugé !
Le commissaire confirme le montant, désigne l’heureux ( ?) gagnant ; un assistant se précipite et le fait se nommer et signer (à moins qu’il n’ait une pancarte avec un numéro pour s’identifier) ; le temps de relever la tête et la vente a déjà repris... »

 

êtes-vous acheteur ou vendeur ?

 

En savoir plus dans chacun de ces rôles

 

cas de l’incident de paiement :

acheteur, vous vous êtes laissé allé et, en définitive vous ne pouvez pas payer... Que ce passe-t-il ?
Le dispositif légal et bien nommé de "folles enchères" s’applique : le bien pour lequel vous avez enchéri et qui vous a été adjugé doit être remis aux enchères ultérieurement, et là se présentent des difficultés :
> si le nouveau prix obtenu est inférieur au vôtre, vous devez payer la différence ; de plus si vous avez déposé un chèque de consignation, il sera débité immédiatement à titre de garantie : vous vous retrouvez donc avec une perte ou une dette et aucun bien...
Cela peut devenir dramatique pour les transactions élevées où, pour citer un exemple classique, l’enchérisseur doit prendre un crédit pour couvrir mais ne peut l’obtenir dans le délais très court qu’implique une vente aux enchères
> si le prix est identique, vous devrez tout de même payer d’éventuels intérêts et les frais de la procédure de la nouvelle enchère
> s’il est supérieur : vous êtes peut-être libéré des obligations mais sans bénéficier de cette différence qui reviendra au vendeur, ceci pour sanctionner votre faute.. ; mais vous récupérez les acomptes éventuels et droits que vous avez payés.

Nota : vous comprenez aussi que certains acheteurs s’intéressent particulièrement aux "folles enchères" !

 

 

 

ententes, bidouillage ? allons, un peu de bon sens

Le principe de l’enchère est que celui qui l’emporte sera le plus disant, les arrangements ne peuvent donc qu’être marginaux ; si deux professionnels sont d’accord pour qu’une pièce ne parte pas ailleurs, ils sont bien obligés de l’acheter contre le reste de la salle, quitte à s’arranger entre eux.
Mais attention : il est illégal de ne pas renchérir entre soi (tacitement ou non), de laisser l’un acheter, puis de s’arranger entre soi ; ceci est évidemment sanctionné car l’intérêt du vendeur n’est pas respecté ; cela arrive, mais rarement.

Mais il n’est pas illégal qu’un commissaire priseur fasse monter les enchères avec l’appui actif d’un tiers consentant, car cela va dans l’intérêt du vendeur, son client : cela s’appelle le bourrage.
Alors le même scénario peut se tenir légalement entre un artiste et un ami : envisager une fausse vraie enchère pour faire monter sa cote ; mais c’est peu efficace : d’abord s’il n’y a qu’un seul acheteur il n’y aura pas de cote élevée, et si une vente de ce type réussi, le nombre de ventes dans l’année restera réduit, or c’est cela aussi qui fait la cote.



Plan du site | Imprimez Imprimer | Contact Contact Almanart | Favoris Mettre Almanart en favoris | Aide Aide Almanart | Lien coupé Signaler un lien coupé sur Almanart | Envoyez à un ami Envoyer cette page Almanart à un ami |  RSS 2.0 Suivre la vie du site
Toute copie ou utilisation non autorisée du contenu ou du style est contrefaçon ; le site est régulièrement redéposé à l'APP
Almanart est une marque déposée ;
lire la suite...   
Jmtconseils, référencement web, audit marketing Internet
Réalisations Jmtconseils

Jean-Marc TORA - Stratégie Internet - Référencement - Web marketing - Jmtconseils

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous :

10 newsletter/an, gratuit