pour les attaché(e)s de presse !

 

 

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matières :

 
 - les 10 trucs à ne pas faire !

 - pratique de la rédaction

 - pratique du mailing

 - conseils à votre dir’com

 - livres pour se former

 

 

où voir
ce Tango nostalgique de Chapelle et Ducroux, 2010 ?
(courtesy gal.Carré d’Artistes)
 clic=zoom
 

 


clés : attaché attachée de presse, chargée de communication, responsable de communication, assistante de presse

 

 Votre métier d’attaché(e) de presse est délicat :

par Georges Maisonneuve, rédacteur en chef d’Almanart
 

Attaché(e) de Presse ou Chargé(e) de Communication, vous devez promouvoir en un minimum d’espace-temps, entre annonce publicitaire (la vivacité de l’accroche) et l’article de presse (l’intérêt du contenu) ; vous devez captiver l’attention des médias à un événement, afin qu’elles rediffusent deux contenus :
 - la pratique : quoi, qui, où, quand, comment...
 - ce qu’est l’événement et son importance.

Avec une difficulté de commuication : le contenu doit non seulement intéresser les journalistes mais aussi être réexploité facilement par eux pour servir, en définitive, le grand public.

Vous utilisez deux outils parfois conjointement : le CP (communiqué de presse), 1 page A4 dense pour alerter rapidement, et le DP (dossier de presse), document analytique (historique, références de l’artiste, liste des oeuvres...) avec visuels. Les meilleurs DP sont ceux des grands musées qui ont des normes : exemples à suivre, car un dossier incertain risque qu’on ne le parcoure que superficiellement voire qu’on le zappe.

Rien d’étonnant qu’avec ces difficultés de communication il y ait une différence de niveau entre les "pros" des grands musées et d’autres plus indépendant(e)s : une question de formation ?

 

> une règle fondamentale :

à suivre absolument : se mettre à la place de ceux qui recoivent vos envois ! Le faites-vous ?
Et même, avez-vous une idée de votre travail vu par vos correspondants ? Non ? Alors voici un retour, car à 50 courriers-méls / jour, nous avons une vue pertinente de vos envois :

Vos envois sont, à :
> 50% bien rédigés et organisés
> 25% munis d’erreurs parfois gênantes
> 25% difficilement exploitables.

Les erreurs récurrentes :
- le titrage
- les visuels mal joints
- l’adressage des courriers
- la mise en page
- l’orthographe et la grammaire

Qu’attendons-nous
d’un attaché de presse ?

Nous, destinataires, voulons être informé sans perdre de temps, pouvoir vite trier vos nombreux envois, récupérer les données sur informatique.
Deux mots clés :
> rapidité
> facilité

 


 

Pressé(e) ? Voici 10 trucs primordiaux à ne pas faire :

  cliquez sur les chiffres ( etc) et accédez aux explications correspondantes
 

occulter ou oublier les infos pratiques (date de fin...)
envoyer un document non copiable (un texte scanné...)
noyer nos boites de flyers ou logos imagettes parasites
écrire les noms, lieux, etc, en majuscules
agrandir la page pour qu’on "la voit mieux" (à plus de 100%)
titrer vos méls par une mention banale type "dossier de presse"
inclure un visuel dans le corps du message et non en pièce jointe
nommer vos images n’importe comment (voir exemples)
nommer vos pièces jointes n’importe comment (voir exemples)
envoyer vos courriers trop tôt ou trop tard

 

 

Vous utilisez un Mac ?

Savez-vous que 60 à 70% de vos lecteurs utilisent un PC, car ils ne sont pas forcément dans une rédaction (où le Mac est très présent) ; voulez-vous qu’ils vous lisent aussi ?

 

 

Vous envoyez une Newsletter ?

Oui : eh bien, dommage ! Car elle n’est pas faite pour servir de DP, ne respectant pas la règle fondamentale :
"1 communiqué = 1 sujet", et non pas 2 sujets et encore moins 36...
Si le journaliste pressé doit chercher son info dans une suite d’annonces, il zappe assez vite...

 

 

 Pratique de la rédaction :

  = fréquent ou très important !
 = un des "10 trucs primordiaux"
 
 svp ne faites pas : veuillez préférer :
de long discours avec intro, analyse, exposé, conclusion : on est dans la com’, pas à l’uni. ni chez Le Monde avec des virgules imbriquées et le verbe à la fin...
éviter aussi le gros dossier fourre-tout
> la stricte concision ; toutes les infos principales doivent figurer dans la 1ère page, sans devoir tout parcourir pour les trouver ; phrases courtes, verbe au début !
> distinguer le CP (communication presse) groupant sur une seule page un résumé et les infos indispensables (liste ci-après) et le DP (dossier de presse) qui peut être structuré (table des matières), bien documenté et imagé
de noms, lieux, etc, en majuscules ; inutiles, désagréables, elles oblige à ressaisir le terme au lieu d’un simple couper-coller > les seules majuscules admises, en langue française, sont celles en début de phrase et en début des noms propres ; point barre !
 > retour aux "10 trucs"
> vous substituer à l’artiste :
- pas de fioritures svp
- ni polices folklos
- ni caractères de couleur peu contrastée sur le fond
> le contenu doit primer sur la forme : plus le texte est agréable à lire, mieux il est compris
de texte pénible à lire ; les critères de lisibilité ont été scientifiquement étudiés et impliquent d’éviter :
- les majuscules
- le cadrage centré
- le cadrage proportionnel
- les gras et couleurs non structurés
- les longs blocs sans ponctuation
- la ponctuation foklo
> une police lisible et universelle Mac-PC (Arial, Univers, Helvetica...), de dimension normale (de 10 à 12, ni plus ni moins) ;
cadrer à gauche sans proportion ; majuscule à la seule 1ère lettre du nom propre ou en début de phrase, c’est tout ;
pas de phrases interminables
un agrandissement de la page pour qu’on "la voie mieux" (ex : afficher à 120%) ; résultat : on passe son temps à dézoomer pour lire l’ensemble, lassant... ;
ni d’agrandissement par double interlignage ou gros caractères, cela oblige à tourner inutilement les pages
> sur Word par ex., composez votre texte avec un affichage de 75% ou 100% maxi (polices de 12 ou 10 respectivement) ;
compactez normalement votre texte pour éviter d’imprimer un roman blanc
> retour aux "10 trucs"
un document non éditable, les erreurs les plus grossières étant :
- scanner un document et envoyer son image
- utiliser un logiciel confidentiel (PowerPoint par exemple)
- écrire des mots entiers en majuscules
> le journaliste, aussi pressé que vous, doit pouvoir sans effort y copier des éléments pour les coller dans son texte ; surtout ce qui est diffcile à taper sans risquer des fautes, comme les noms propres et les éléments pratiques
 > retour aux "10 trucs"
un document non imprimable, par le fait d’y inclure :
- un fond qui vide la cartouche
- une trame d’image derrière
- des doubles espaces entre lignes ou paragraphes, qui rallongent
- du format paysage, ou non A4
- des caractères pattes de mouche
- des caractères peu contrastés
> presque tout le monde imprime les parties importantes ; les écolos ou économes font l’effort de le faire en mode brouillon (à faible contraste), alors donnez leur le moyen de le faire
 > retour aux "10 trucs"
> oublier une info importante comme la date de fin, car on ne téléphonera pas, ou l’endroit exact et complet : nous ne chercherons pas si Triffouillis-les-Oies est dans le 60 ou le 78... > les infos primordiales sont :
- dates de début ET de fin d’expo
- horaire, jour de fermeture
- lieu géographique (et non pas postal), horaires, nocturnes, métro-RER, accès, parking
- numéro du département, mais si !
- moyen d’y aller si hors Paris
- tél du lieu
- nom de la responsable sur le lieu
- site web du lieu
- votre nom
- votre mail ou fax
planquer les infos pratiques en dernière page ou pire, noyées dans la masse (on cherche, on cherche, et puis zut, on zappe...) > les mettre toujours au début, qu’on puisse d’un coup d’oeil à la 1ère page appréhender toutes les données importantes ;
soyez p r a t i q u e s !
 > retour aux "10 trucs"
> informer d’une prolongation : l’info presse c’est "one shot", sauf pour les très grandes expos > les responsables n’avaient qu’à mieux s’organiser, et on n’est pas là pour faire de la pub à répétition pour ceux qui, sait-on jamais, y songeraient...
paramétrer correctement l’ordinateur, notamment pour éviter les problèmes entre Mac et PC > par exemple, mettez vos textes en format universel RTF et norme européenne (et non ISO)
> vous avez un Mac et vous voulez que les utilisateurs de PC vous lisent sûrement ?
=> lisez ceci !
> grouper des annonces dans un même dossier de presse > une rêgle d’or en com’ : 1 message, 1 thème !
> évitez les PJ faites par des logiciels folkloriques ou peu utilisés dans la presse (Power-Point, Works, QuickTime...), les formats et logiciels purement Apple et des normes trop spécialisées (fichiers en EPS pour les imprimeurs..., fichiers TIFF, SIT, etc) > tous les ordinateurs décodent les formats universels (RTF...), les logiciels courants (Word et Acrobat), les formats d’image JPEG (format jpg) et ceux d’internet (HTM) ; donc vous avez ça sur votre machine, pas besoin de chercher plus loin...
Et tous ces logiciels sont aussi capables d’enregistrer sur ces formats universels : pas d’excuse pour ne pas être lus !
> à suivre... > à suivre...

 

 

Exemples :

> CP très mauvais
> CP parfait  (l’original est en pdf, avec nos remerciements aux rédactrices du MAM_VP)
> DP parfait  (avec nos remerciements à la Galerie Baumet Sultana dans le Marais)

 

Pratique du mailing en ligne :

 = fréquent ou très important !
 = n° d’un des "10 trucs primordiaux"
 svp ne faites pas : veuillez préférer :
omettre l’objet d’un mail ou se contenter d’une mention banalisée type "DP" ou "communiqué de presse" ; vous prenez deux risques : de vous faire écarter par les anti-spams automatiques ou bien par le lecteur qui trie sur les titres : trop bête, n’est-ce pas ? > réfléchir à un titre (le "sujet" du mail) concis, explicite en moins de 25 caractères ;
c’est primordial : en lisant sur la messagerie le nom de l’émetteur plus le sujet, on DOIT savoir de quoi il s’agit ET la date de l’événement
> retour aux "10 trucs"
inclure un (ou pire : une floraison...) de flyers et imagettes parasites dans votre mail, elles encombrent les boites et c’est odieux de les retirer une par une... Pas d’adresse, pas de logo, pas d’amuses-gueules svp, on est des pros pas des enfants... > mettre adresses, logos, etc sous forme de texte
mettre un titre en anglais est aussi un exxxxcccellent moyen de se faire écarter par les anti-spams ! > bis repetita

> exemples de ce que nous, ou notre anti-spam, virons sans regarder :
> toutes les images en gif : "xyz.gif"
> celles sans extension (donc venant d’un Mac) et qui ne chargent pas automatiquement le logiciel de visu
> toutes celles inférieures à 20 ko (pubs sous forme d’images)

> no comment...
> mettre un simple prénom dans l’identifiant de l’envoyeur risque aussi de se faire écarter par les anti-spams ! > bis repetita
envoyer l’image d’un texte, au lieu du texte en mode caractères ! C’est stupide car empêche le couper-coller ; alors votre texte comme vos coordonnées vont aller sûrement à la poubelle ; et ça prend trop de place en taille de fichier dans la messagerie > aidez-nous, en nous facilitant la manipulation, à pouvoir reprendre des extraits de votre propre texte ; et c’est plus valorisant pour vous !
inclure vos visuels dans le corps du message : le mail devient lourd, l’image est illisible car trop grande. Et attention : Almanart et d’autres pros utilisent des logiciels de réception perfectionnés qui montrent mais mettent au rebus les images non en pièces jointes ; pourquoi ? pour écarter les parasites type logos, flyers, etc, inutiles : donc vos visuels sont aussi évacués... > évidemment, mais c’est bien sûr, mettre les images en PJ (pièce jointe), c’est fait pour ça...
Cela ne pose aucun problème de format ou de taille ; elles sont lisibles par un seul clic avec dimensionnement automatique
 > retour aux "10 trucs"
> inclure de petits visuels dans le corps du message est tout aussi mauvais : c’est un récent procédé utilisé par les spameurs, et la parade consiste à virer (sans regarder) tous les visuels de moins de 15 ko... dont les vôtres

> bis repetita

...et on insiste : PAS de visuels du tout dans les msg, mais en PJ !

> rajouter en plus du texte une image de l’invitation lorsque celle-ci n’est pas exigible à l’entrée, est complètement inutile : ça surcharge sans rien apporter puisqu’elle empêche le couper-coller

...et on insiste encore : PAS de visuels du tout dans les msg, mais en PJ !

nommer vos images n’importe comment ; éviter par flemme de les appeler "image1", "photo1", "Sans titre1", etc : que croyez-vous que ça donne après réception de 50 mails ?

> Ce qui nous fâche et nous dissuade de regarder :
> le images sans extension (donc venant d’un Mac) et qui ne chargent pas automatiquement le logiciel de visualisation
> celles qui ne permettent pas de faire la liaison visuelle rapide avec le mail : ex. : "annonce.jpg", "3f3c4a2.jpg", "10.jpg", "image8.fpg"...
> c’est aussi valable pour toutes les PJ : "CP2306.doc", "DP.dbf", "cvfc.doc"...

> il faut qu’on puisse lier facilement le nom de l’image au nom du mail, pour cela il suffirait par exemple que ce titre et le nom de l’image en PJ commencent par les mêmes caractères, pour faciliter le tri ;
exemples ci-dessous, en

 > retour aux "10 trucs"

> nommer vos images ou vos dossiers à inclure dans une page web, avec des caractères accentués ou exotiques ; certains navigateurs ne les reconnaissent pas et ils n’apparaîtrons pas

> n’utilisez que des caractères anglo-saxons et vous n’aurez jamais de problème (ne croyez pas tout ce que prétend Microsoft avec Windows)

nommer vos PJ (pièces jointes) n’importe comment : "CP2306.doc", "DP.dbf", "cvfc.doc", "attachement.pdf", "CP2306.doc"... :
> ça oblige d’ouvrir la pièce pour savoir de quoi il s’agit alors que le mail est là pour servir à ça, à condition qu’on puisse faire le lien entre les deux par leurs titres...
> pire, cet exemple fréquent : nommer un CV d’artiste "CV", sans faire de lien avec l’expo où il figure et qui devient impossible à retrouver => travail inutile...

> bis repetita de  ;
 exemples :
-objet : "Machin chez Truc, expo en juin"
-PJ1 : "Machin image 1"
-PJ2 : "MachinCV"
-PJ3 : "Machin DP"
Pas trop difficile, quand même, non ?

 > retour aux "10 trucs"

> envoyer le programme des 6 mois à venir ; sauf si c’est un très grand évènement à ne manquer sous aucun prétexte....il risque de s’abîmer dans une mer de papier ou une toile d’arraignée de mails... > solliciter la presse au moment où il le faut, ni avant (pas plus de 1 mois) ni après (3-4 jours avant c’est virtuellement après !) : l’idéal est entre 2 et 3 semaines avant pour pouvoir venir à l’invitation
> doubler un envoi parce qu’on n’est pas sûr ; ce n’est pas pro et em...nuyeux > bien gérer ne coûte pas plus cher
vos envois n’importe quand ; c’est l’arrivée chez le "client" qui compte, pas l’organisation de votre propre travail : trop tôt = en dessous de la pile, => oubli garanti ; trop tard = on est déjà booké > l’idéal = 3 semaines avant l’événement pour les envois postaux qui s’acheminent normalement (le lendemain), 3,5 semaines pour les mails (on ne regarde pas forcément la boîte tous les jours)
> à suivre... > à suivre...

 

 

Exemples : 

> message peu satisfaisant
>
parfait message d’accompagnement (nos remerciements à Rémy Hoche, Resp.Com’, Le Cube)
>
parfait dossier avec pièces (nos remerciements à la rédactrice de Heymann, Renoult Associées)

 

Conseils à votre dir’com :

 = fréquent ou très important !

 

 svp qu’il ne fasse pas : qu’il préfére :

> tous ses vernissages le jeudi, comme tout le monde et partout, car il y a une chance sérieuse qu’on n’y vienne pas...

Notamment si vous êtes en banlieue, c’est l’assurance de n’y voir AUCUN parisien, qui sont placés devant le problème de difficilement choisir les invitations de ce sempiternel jeudi.

> s’il n’est pas un acteur majeur, pas de taille à lutter pour être en pôle position ce jour, choisir un autre jour ou une autre heure (avant les autres, par exemple) ;
beaucoup ont compris que se grouper est efficace, ce qui implique de mettre en sourdine son individualisme et de parler aux collègues d’en face ; mais "ça paie" !
de site web en technique Flash, c’est ch... car long à charger, demande presque toujours de télécharger le dernier logiciel flashplayer (ce qui est inutile), rend impossible le copier-coller, etc ; ce qui est sûr, dès lors que vous demandez au lecteur de devoir travailler pour voir votre site, c’est qu’il zape ! Résultat = un site dissuasif... > suivre 3 principes : simple, simple et simple ; donc ne pas le faire faire à un informaticien ni à un graphiste...
 > retour aux "10 trucs"
> laisser des informaticiens ou des graphistes lui faire son site : il sera hyper-technique ou hyper-graphique, donc hyper-merdique (lent, peu maniable, etc, etc) > s’engager lui-même, désigner un utilisateur (mieux : une utilisatrice) pragmatique, faire simple, faire tester absolument tout, demander l’avis des utilisateurs finaux...
Vernissage sans vin
 C’est tout à fait mesquin

> Offrir un petit verre
 N’est pas vraiment plus cher

> téléphoner pour savoir si on a reçu le mél...
vous imaginez combien on en reçoit ?
> un mél efficace et bien fait, respectant nos 10 points fondamentaux, sera conservé et à priori bien considéré

 

des livres pour communiquer :

 

 
.

 

  > vos suggestions merci, bon succès !

 



Où sont les quartiers d'art ?
les expos du Grand Paris :

 les Fantasmes s’exposent !

 

par la Galerie FMR à l’espace Kiron

7 au 12 février


l’art abordable à Bruxelles

du 9 au 12 Fevrier

Envie d’Art y sera ! 


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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !


(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 



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