nos fiches pratiques, intro, FAQ et blog

 

focus : tous les aspects pratiques de la vie artistique de l’art contemporain (voir le glossaire) : dimensions formats des tableaux et des photos, encadrement et sous-verres, montage des photos, tirages des oeuvres multiples et leur prix... ; comprendre la structure des prix en art, l’art trop cher, l’art pas cher, comment vendre ou acheter aux enchères ou en galerie... estimer une oeuvre ; comment bien voir une exposition, que voir à la BnF et qu’est-ce que le dépôt légal.. fiscalité de l’art, droit de l’art... ; formation en art.. ; adresses- horaires des centres d’art et musées... ; la presse et les sites d’art ; humeur et humour !


 

 

 

Vous êtes amateur, artiste, collectionneur ? ces trucs, ce savoir-faire vous concernent !
Voici des façons de faire et de se comporter qui améliorent la pratique quotidienne de votre passion, la rendent plus agréable, permettent de mieux la réaliser et parfois de faire des économies

 où voir cette curieuse sculpture de Camille Henrot ?
(courtoisie MamVP) ... clic=zoom

 

 

> accueil d’Almanart   > le blog est en bas

 

 

ceci vous intéresse ?

> les dimensions (formats) des tableaux, des cadres, des photos
> faut-il encadrer ? avec ou sans verre ?
> tirage des oeuvres multiples : quel prix, quels compromis ?
> les multiples rôles d’une galerie d’art
> voir une expo dans de bonnes conditions
> aller à un vernissage branché (pour rire)
> comment se servir de la BnF (Bibliothèque Nat. de France) ?
> les supports photographiques : choix et pratique

 

 

 

 

FAQ* fiches pratiques (ci-dessous) :

 

BLOG fiches pratiques (plus bas)

* : FAQ = Frequently Asked Questions = les questions les plus posées

 

 

monotype et série :
numéroter 1/1 un monotype est-il une manière d’indiquer que l’œuvre appartient à une "série", comprenant des œuvres très approchantes et différenciées par des détails ?
Si monotype il y a, dois-je obligatoirement le numéroter 1/1 ?
soyons clairs :
> savoir si c’est un monotype ou non dépend uniquement du tirage : s’il n’y a qu’un seul, unique, c’est un monotype (ce qui implique qu’il n’y en aura jamais d’autre tirage) ; s’il y a plusieurs exemplaires, ce sont des multiples
> les oeuvres d’une série ne sont pas différenciées par des détails, ce sont des oeuvres distinctes devant se placer au sein d’une démarche cohérente précise ; exemple simpliste : une série "fleurs" comporteraient une photo "crocus", un photo "roses", etc ; des oeuvres différenciées par des "détails" sont plutôt des multiples, comme par exemple les lithographies qui sont faites une par une ; lorsqu ’un artiste sérieux fait des séries, ce n’est pas pour raison de rentabilité mais pour une cause artistique.
Un monotype se numérote bien 1/1, une série se numérote "série Fleurs, 3/8" par exemple.
attention  : pour ce type de questions et pour un cas spécifique, une étude plus approfondie peut être faite par Almanart : voir nos services


comment être assuré qu’une oeuvre en "original" ne sera pas réutilisée pour un second tirage sauvage ultérieur ?
seules trois options sont sûres :
> la destruction de l’oeuvre mère (négatif, fichier, plâtre, matrice...), certifiée ou constaté par un tiers (c’est rare, d’où un doute constant de l’acheteur...)
> sa conservation dans un lieu tiers, hors de portée des descendants (aussi rare...)
> la tenu d’un catalogue raisonné dûment documenté ; c’est ce que font ou devraient faire tous les artistes et éditeurs...
Vous comprenez que la triche est facile, même si elle ne porte pas son nom, surtout pour les fichiers parfaitement reproductibles et jamais protégeables complètement !
Cela étant l’honnêteté existe aussi, et l’émission sincère d’un certificat par l’artiste ou son marchand est une procédure assez sûre et indispensable.


qu’est-ce qu’on appelle en photo un "tirage d’exposition" ? S’agit-il d’un original ou d’une copie ?
eh bien, nous l’ignorons... peut-être que cela fait partie des appellations bidons destinées à valoriser un tirage, du genre tirage de pigeon, vous voyez ?
Sauf si un certificat vous assure que ce cliché a déjà été présenté dans une exposition, auquel cas ce n’est intéressant que si la dite expo. est prestigieuse et/ou ancienne ; pour un original comme une copie. Car une oeuvre qui a fait un salon important peut parfois se voir valorisée.


le tirage est-il indépendant des dimensions et du support (exemple : 12 tirages 40x40 papier + 12 tirages 60x60 toile de la même oeuvre, ce qui serait une façon de détourner la limite du tirage) ?
Car l’oeuvre ayant été tirée en "original" pourrait être réutilisée pour une autre exploitation commerciale (soit une série différente, soit pour la presse, etc)
la règle d’originalité est indépendante du support.
Un seul format est en règle générale prévu par l’artiste ; s’il en prévoit plusieurs avec par exemple de petites différences au sein de l’image, avec des tirages chaque fois limités à 8 +4 pour augmenter les ventes, on est à la limite de la manipulation malhonnête et la valeur à long terme peut s’en voir dégradée ; et puis tout fini par se savoir...
Attention aussi aux tirages soit disants limités et en fait déclinés à plusieurs formats différents de la même oeuvre, procédé utlisé par les chaînes de magasins spécialisés en photos : certes, l’artiste est libre d’utiliser ses images sur d’autres supports et dimensions pour en faire la promotion ; mais évidemment ce ne sont pas toutes des oeuvres d’art et les signer reste sans valeur, sauf amicale (dédicace à un ami, par exemple).
Cela étant, tout est relatif : si l’artiste n’est pas coté, ou coté bas avec peu de chance d’être vraiment connu, et que le prix est bas, l’acheteur peut être souple sur la notion d’originalité ; bien entendu le tirage doit rester raisonnable et être clairement numéroté.


Enfin, un tiers (descendant, agent...) ne peut dénaturer une oeuvre : si elle est prévue en 40x40, la tirer en 30x30 sans l’assentiment de l’artiste s’appelle faire un faux, quel que soit le contrat passé, sauf s’il est clairement stipulé que c’est une copie autorisée : alors ce n’est plus une oeuvre d’art du tout, mais une image de l’oeuvre.


une signature est-elle obligatoire, pour les oeuvres uniques comme les multiples ? Signer au dos a-t-il la même valeur ?
d’abord l’artiste est toujours libre de signer ou non, à lui de prendre le risque.
ensuite la signature n’a rien à voir avec le tirage ; signer une pièce unique ou un multiple la valorise car c’est une certification d’authenticité par l’artiste. Une oeuvre peut très bien être signée au dos ou n’importe où.
Mais, artiste, prenez une double précaution : mentionnez dans le certificat accompagnant l’oeuvre l’endroit où elle est signée, et gardez la visibilité de la signature (ne pas devoir démonter une oeuvre ou son cadre pour la voir).


pour des artistes incapables majeurs ou ne souhaitant pas gérer eux-mêmes leur travail, quel est votre avis sur la qualification de leurs oeuvres faites au sein d’une institution (est-ce classé "oeuvre collective" ou "de collaboration" ?)
rappel général : voir le droit d’auteur qui se divise en droit moral et d’exploitation, et aussi oeuvre collective et de collaboration ; et aussi :
> le droit d’auteur est attribué à tous, "déficients" inclus ; mais l’auteur peut céder son droit d’exploitation à l’établissement qui l’héberge : mais comment vérifier qu’il n’y a pas été obligé ?
> ce droit est lié à l’oeuvre originale : lequel dépend de l’authenticité de l’oeuvre, donc de sa reconnaissance et là, il y a un flou juridique car... il n’y a pas de définition formelle ! Par ex : l’authenticité n’est pas forcément liée à la présence ou l’absence d’une signature (qu’un déficient pourrait omettre ou ne pas savoir l’écrire) ; voir : "Les Echos" du 17/05/06
> cela dépend aussi des conventions entre l’artiste (ou sa tutelle) et l’établissement, pour régir le droit d’exploitation ; ces conventions peuvent permettre d’exposer, d’exploiter les oeuvres mais l’auteur peut s’y opposer ; bien sûr il faudrait pour cela qu’il soit en mesure de le faire physiquement et psychologiquement : cela revient à discuter des droits et devoirs de la tutelle
> une oeuvre de collaboration dépend de son mode de fabrication et non de la manière de l’exploiter
> par contre le contrat peut prévoir que l’oeuvre soit collective si elle est initialisée, réalisée en partie par l’établissement ; mais le ou les artistes qui y contribuent gardent leurs droits propres (pour autant que leur participation puisse être identifiée)
> considérez aussi que sans l’aide d’un établissement, ces artistes n’existeraient pas car seraient invisibles !


pour illustrer un livre d’art ou un livre d’artiste, le photographe doit-il proposer plutôt des photos numériques ou argentiques ?
réponse des Editions La Martinière, n °1 de l’édition des "beaux-livres" en France (voir notre interview) : beaucoup de photographes continuent de travailler en Ekta, donc en argentique, mais cela n’a pas d’importance primordiale pour nous ; il y a des traditionalistes qui ne travaillent qu’en argentique et qui continueront, mais tous nos grands albums actuels et futurs sont prévus avec du numérique.
Mais il y a un problème avec le numérique : nous sommes parfois gênés au stade de l’impression lorsque l’auteur n’est pas là pour surveiller comment l’imprimeur va interpréter le fichier numérique ; par exemple un gros problème de contrôle des couleurs survient quand on reçoit une photo des USA sans tirage papier servant de référence


  à suivre... > haut
 


 

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il y a 15 messages dans ce forum :
  • quel tirage pour les prints

    14 novembre 2009 18:24, par dominique
    je viens de découvrir votre site, qui est une véritable mine d’infos ; bravo et merci. Néanmoins, je m’interroge sur la différence que vous faites entre : "print" informatique, d’une part et photo numérique, création numérique printée, d’autre part ; ceci sur la page "quel tirage, prix, compromis ?"

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    • quel tirage pour les prints 15 novembre 2009 14:10, par Mas
      partons des exemples cités dans cette page "tirages-prix" :
      - image numérique printée de Marie-Claire de Filipi : elle a créé cette image sur ordinateur puis l’a fait imprimée en jets de pigments par un studio qui l’a aussi montée sur un support type Diasec ; le tirage de 8 + 4 est conforme à la définition officielle
      - mais la source aurait pu être aussi bien une photo numérique, généralement traité sur ordinateur
      - "print informatique" est un raccourci courant pour dire la même chose Dans cette page, nous nous sommes mis à la place d’un amateur tenté par un achat d’une oeuvre "printée" : comment doit-il appréhender le tirage qui en est fait par rapport au prix proposé ; nous ne nous sommes pas exprimés en termes techniques, point où vous êtes sans doute plus compétents que nous, puisque studio graphique.

      Voir en ligne : tirages-prix

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  • nos fiches pratiques, intro, FAQ et blog

    22 octobre 2009 12:09, par diam
    Bonjour, je suis en train de monter une galerie à bruxelles mais je me demandais quelle était la différence entre galerie privée et galerie publique ??? merci pour votre site, c’est très instructif...

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    • nos fiches pratiques, intro, FAQ et blog 24 octobre 2009 01:14, par Mas

      merci ! Quand nous parlons de "galerie" c’est à priori des lieux d’exposition et de vente privés : ce sont des commerces d’art qui se divisent en deux catégories (et leur combinaison) :
      - celles qui soutiennent et accompagnent des artistes nouveaux (qui agissent donc sur le 1er marché)
      - celles qui achètent, stockent et revendent des oeuvres d’artistes divers ((qui agissent donc sur le second marché, spéculatif)

      Il arrive que des lieux publics ou à statut assimilé (cela dépend des pays) se nomment "galeries", si elles sont soutenues par le domaine public, mais c’est assez rare ; par exemple un lieu d’exposition et aussi de vente d’un musée, ou d’un atelier comme la Manufacture de Sèvre

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  • encore : cadre pour affiches

    25 septembre 2009 13:45, par Christian
    je cherche à encadrer sous un "sous verre plastique anti-reflet" sans cadre, une affiche d’un format d’environ 150cmx120cm. Auriez vous la gentillesse de me donnez une adresse à Paris ou en région parisienne où je pourrais faire ce travail. Merci

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  • recherche de cadres pour affiche

    25 septembre 2009 13:42, par tatem
    Je cherche à acheter des cadres avec des verres pour mettre des affiches 40X60cms, les cadres devraient mesurer 42X62cms. J’aurais besoin de 12 cadres, pourriez-vous m’indiquer où je pourrais trouver ce genre d’article pour un prix raisonnable. Je suis sur Paris, donc si possible un endroit qui se trouverait dans Paris ou la banlieue proche.

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    • recherche de cadres pour affiche 25 septembre 2009 13:54, par la Rédaction

      Réponse pour les 2 mèls : nous sommes un média d’information, pas encadreurs ! Voici des conseils :

      1/ si vous avez plusieurs encadrements à faire, un bon rapport qualité/prix est un professionnel pour artistes, comme les frères Phuong : voyez leur page sur almanart (rubrique acteurs) ; ils sont dans le 20è et aussi à Ivry ; mais ils ne font pas du bas de gamme

      2/ cela dépend de ce que vous appelez "affiche" : si c’est pour des affiches sans vraie valeur marchande, voyez les grands magasins ; s’il s’agit d’affiches vintage ou anciennes ayant une valeur financière, historique ou personnelle : voyez les conseils de notre page sur l’encadrement (taper ce mot dans le moteur de recherche d’almanart) pour bien préserver leur intégrité à long terme.

      3/ d’une manière générale évitez de dépenser plus de 10% de la valeur d’une oeuvre pour le cadre

      Voir en ligne : http://www.almanart.com/encadrer-av...

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      • recherche de cadres pour affiche 19 mars 03:29, par mildochka
        attention, l’atelier phuong fait du très mauvais travail et ils ne sont pas si bon marché. contrairement à ce qu’ils disent, ils ne respectent pas du tout les règles de conservation. leur atelier est un vrai capharnaum et ils n’ont aucun respect pour les oeuvres. utilisent par exemple du scotch ordinaire en contact direct avec les sujets encadrés et n’utilisent pas de papier barrière pour éviter que les acides du fond traversent. si vous voulez avoir à faire restaurer vos oeuvres papier d’ici 5 à 10 ans, continuez à aller chez eux ! d’extérieur il n’y parait rien. vous n’avez qu’à décadrer une oeuvre encadrée chez eux pour vous rendre compte de la supercherie ! pour les même tarifs il y a beaucoup mieux sur paris ! c’est vrai ils sont rapides, mais tellement qu’il faut parfois leur refaire faire le travail. ils m’ont massacré une expo en faisant de grosses erreurs terriblement flagrantes (dessins pliés, poussières dans les cadres, plexi sortis du cadre ! bref ! le bonheur ! ) c’est en les voyant mettre un grand dessin dehors par terre dans la cour sur un vague carton pour en prendre les mesures que j’ai décidé de ne plus jamais mettre les pieds chez eux !

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  • votre panorama des revues

    28 juillet 2009 11:06, par Gaston, Montréal
    J’aurais bien aimé que votre site indique les coordonnées complètes de toutes les revues que vous mentionnez : adresse postale, mèl, nom du directeur. Connaissez-vous un autre site où je trouverais ces références ou dois-je trouver et me rendre sur le site de ces revues pour déterrer tout ça ?

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    • votre panorama des revues 29 juillet 2009 16:10, par Gaston, Montréal

      oui en effet ce serait pratique, mais nous donnerait bcp trop de travail en raison de l’exhaustivité : il y a plus de 60 revues et opuscules d’art en français en Europe (nous n’avons pas inclus les revues canadienne qui n’y sont pas distribuées). A notre connaissance il n’y a pas d’nfo publique de ce genre (sans doute pour les raisons évoquées), autrement que par internet et revue par revue.

      Mais nous avons toutes ces infos en fichier que, bien sûr, nous ne distribuons pas gratuitement, c’est un effort de le constituer et les mettre à jour ; si vous êtes-vous intéressé cela pourrait se faire comme prestation dans le cadre des "services" d’almanart.

      Voir en ligne : revue de presse d’almanart

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