galerie d’art : rôle et mode d’emploi

 

 

Plaidoyer pour de belles, bonnes et saines galeries d’art :

Elles sont adulées par les artistes qui y sont et vilipendées par ceux qui voudraient y être

Elles contribuent à la vie urbaine autant que les commerçants qui agrémentent nos rues, elles sont indispensables au monde de l’art comme découvreuses et, pour la majorité d’entre elles, supportent efficacement les créateurs.

Elles forment un pivot qui relie le monde des arts au public et au marché. Elles doivent aussi vivre.

Quant à ceux qui critiquent leur marge, succombant à la mode suicidaire du tout-gratuit-sauf-moi, sont-ils bien conscient que sans les galeries, l’art plastique disparaîtrait de la rue et se cantonnerait au microcosme des amateurs fortunés et des professionnels de la culture : on régresserait d’un siècle...

> voir aussi : comment acheter en galerie ?

 

où voir cette statue africaine qui pourrait bien être une oeuvre actuelle ?
clic=zoom (courtoisie Mus. Dapper)

 

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clés : galerie d’art moderne et contemporain, galeries d’art à Paris, acheter en galerie d’art, rôle des galeries d’art

 

 

 

galerie d’art, mode d’emploi du visiteur :

 

> les galeries vous accueillent de mardi à samedi ; mais les plus petites du Marais que dès le mercredi (car le musée Picasso est fermé le mardi) ; elles ouvrent de 10:00-11:00 à 19:00 sans interruption, les plus petites de 12:00 voire de 14:00 ; les français n’ayant que peu de sens pratique, il n’y a jamais d’écriteau "ouvert/fermé" sur la porte et rarement un horaire affiché, alors il n’est pas toujours tenu !

> dans les vieux quartiers, St-Germain, Marais, beaucoup de galeries n’ont pas vitrine sur rue comme les magasins et occupent une arrière-cour souvent très paisante : cela fait partie du charme ; alors veillez à la plaque signalétique sur le mur de l’entrée et n’hésitez pas : sonnez soit sur le bouton sans écriteau sur le côté du porche qui déclenche l’ouverture de la porte ("clic", "bzz") qu’il suffit de pousser, soit sur le bouton en face du nom de la galerie ; pas d’appréhension, des dizaines de gens l’auront fait avant-vous et cela n’étonnera personne ; parfois il vous faut même monter à l’étage, la galerie étant aménagée dans un ancien loft ou appartement

> il y a toujours quelqu’un de présent, qui vous dira souvent bonjour (mais pas toujours, vous êtes en France...) ; personne ne se lèvera pour vous expliquer, il faut demander, mais c’est le résultat du succès en nombre de visiteurs (sauf dans les toutes petites galeries, et ça sera probablement le propriétaire qui se fera un plaisir), mais vous pouvez :
 - aller vers le comptoir lire le dossier de presse de l’expo, le lire et aussi le prendre (sinon demandez-le)
 - demander quelqu’un pour vous expliquer ; n’hésitez pas c’est normal

> distinguez les grandes galeries qui sont, sur le plan du comportement, plus proches du petit musée (un escadron de jeunes tapent sur des ordinateurs et c’est tout) mais qui mettent toujours à votre disposition de la documentation gratuite et payante sur l’artiste et l’expo, des petites galeries plus chaleureuses (le dialogue y est facile si la personne compétente est là) mais moins organisées ; il faut aussi être indulgent car le métier est très prenant (voir ci-dessous)

> il y a toujours une liste des prix qui, si elle n’est pas posée à côté de la documentatio,n est disponible sur demande : n’hésitez pas c’est très habituel même sans intention d’achat ; le prix est TTC, toutes taxes inclues mais sans le transport ni assurance (sauf négociation)

> vous pouvez négocier ce prix, il est d’usage en période économique normale d’obtenir 5% ; en fin 2008 on pouvait aller jusqu’à 25-30% mais ne croyez pas que c’est la règle car alors la marge nette du galeriste est quasi-nulle ! Mais vous pouvez plus facilement obtenir un cadeau, par exemple une autre petite oeuvre ; si vous êtes intéressé, ouvrez donc le dialogue avec le galeriste ou une personne compétente (sinon prenez RV), d’autant qu’il a certainement des choses passionnantes à vous racconter et peut vous guider dans votre choix, ce contact est essentiel et heureux en art

> l’avantage d’un achat en galerie, plutôt que sur internet en particulier (voir la comparaison) est de pouvoir changer d’avis pour une autre oeuvre (parlez-en au galeriste avant l’achat, tout de même), d’obtenir un certificat d’authenticité et une facture : tout ceci est bien plus sûr, y compris l’avis et l’expertise du galeriste, sachant le nombre élevé de faux et de magouilles sur e-Bay par exemple...

 

 

le rôle d’une "galerie-type" :

 

elle est à la fois lieu d’exposition et de commerce, intermédiaire entre artistes et acheteurs ; elle est tenue par quelqu’un de passionné et compétent, souvent spécialisé (voire expert) ; elle est pourvue de documentation, peut-être d’un rayon librairie.

Son rôle est de vendre et soutenir des artistes avec lesquels elle aura souvent passé un contrat (parfois d’exclusivité et limité dans le temps), pour en assurer la promotion par divers moyens : expositions en son lieu, manifestations, foires en France ou à l’étranger, prêt d’une oeuvre, diffusion d’informations, réalisation de documents et d’affiches, mailings, communiqués à la presse et sur internet ; elle supporte la logistique (organisation et installation des expositions, emballage et acheminement des oeuvres, assurance...), et bien sûr l’administration (comptabilité, droit...) ; elle cotise à la Maison des Artistes, paie la TVA (voir ce mécanisme), gère le droit de suite (ce qui diminue encore sa marge...) et aussi doit payer ses assistant(e)s et les charges afférentes. Les plus dynamiques avancent même des fournitures aux artistes, d’autres (comme Perrotin) montent une structure de production d’oeuvres, sachant que la réalisation de certaines d’entre elles nécessite de gros frais, et plusieurs galeries se lancent dans la production de catalogues raisonnés d’artistes connus.
Cela fait beaucoup, et ce n’est pas tout :

 

> les frais de notre galerie sont élevés dès lors que ses actions sont fortes et nombreuses, notamment en main d’oeuvre : vous voyez souvent en arrière-plan des jeunes pianoter sur des ordinateurs ou manipuler des monceaux de documents ou de cartons
> elle prend des risques, notamment de soutenir un artiste pendant plusieurs années avant qu’il ne commence à être connu sur le marché : savez-vous qu’un nouvel artiste venant dans une galerie sera en moyenne rentable pour elle seulement au bout de 3 ans ?
> elle va parfois à acheter les oeuvres d’un artiste, pour le soutenir financièrement (bravo !) ou spéculer dessus (bof, mais c’est pourtant comme ça qu’ont fait bien des galeriste célèbres comme par exemple Kahnweiler)

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Le CPGA, Comité ds Galeries d’Art, veille à l’éthique professionnelle : ses galeries membres "s’engagent à respecter un code de déontologie dans leurs rapports quotidiens avec les clients, les artistes et leurs confrères".
Il leur sert aussi de conseil, de médiateur et d’assistant technique.
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Artiste : savez-vous qu’elle participe pour vous
à la cotisation à la Sécurité Sociale ?

Puristes : sachez que lorsqu’elle prend un risque financier, il faut bien qu’elle s’assure quelques revenus ; aussi ne vous étonnez pas qu’épisodiquement elle monte des promotions en marge de son activité : ventes spéciales d’objets, de vêtements de jeunes créateurs, ou qu’elle loue son espace pour des réunions privées ou d’entreprises... elle a besoin de vivre ! Pensez donc à ce que seraient St-Germain et le Marais sans ces galeries : que des boulevards à fringues... beurkh !

Souhaitons-lui le bonheur d’avoir trouvé et su promouvoir l’artiste parvenu devant la scène : elle l’aura bien mérité.

 

 

 

des galeries cherchent à se différencier :

 

 

Certaines cherchent plutôt des artistes reconnus qui par leur cote procurent un flux financier important et régulier, corollaire du haut de gamme ; mais se hisser à ce niveau demande du temps, une très haute compétence et des moyens financiers à la hauteur de l’enjeu.
Elles peuvent aussi jouer le jeu traditionnel et spéculatif du second marché : acheter des oeuvres d’un artiste, les conserver, puis les revendre.

D’autres cherchent à se démarquer en se spécialisant : dans un genre (le surréalisme...), un support (l’estampe, la vidéo...), une époque ou une région du monde... D’aucunes cherchent à s’adapter à l’évolution des moeurs ; par exemple elles proposent des services complémentaires : agence de communication, d’intermédiation, ou édition et librairie, ou bien import-export d’oeuvres ; on voit aussi des expériences réussies de mixage d’activités d’art et création : design et art, photo et art plastique... ; mais il y a des limites : un magasin fashion qui ouvre un espace d’art n’est pas une galerie mais une entreprise qui a la bonne idée d’améliorer son image par l’art, ce qui commence à venir en France, à l’instar des USA ; c’est du domaine marketing voire du sponsoring.

Enfin des galeries spécifiques louent leur espace à des artistes : c’est un débouché pour ceux qui ne trouvent pas à se placer dans le circuit, du fait de la saturation des offres d’artistes. Ce mode fonctionne bien lorsque le galeriste joue correctement son rôle par des services : invitations, mailing, accueil lors du vernissage puis après, documentation, etc, avec le savoir-faire qui va avec ; sinon l’équation qualité coût réputation (car tout se sait) peut devenir défavorable à l’artiste : renseignez-vous avec attention (et Almanart peut vous aider).

 
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Ce qu’on n’aime pas en entrant :

 

> pas de boujour, pas même un coup d’oeil : on vous snobe, c’est français, parisien surtout...
> pas de documentation sur un bout de table facilement accessible, ni de liste des prix sans devoir demander
> pas le moindre effort ni sourire envers le client
> pas de respect des horaires affichés, aucun écriteau lorsque c’est fermé, pas même une excuse...

 

En 1998 disait Jean-Marc Salomon, créateur de la fameuse Fondation du Château d’Arenton à Grenoble (Les Echos Week-end 8 avril 05) "j’ai fait le tour des galeries... j’étais en jean et baskets... j’ai été plutôt mal accueilli dans nombre d’elles" ; depuis il aura investi plus de 1 M€ dans l’art... cherchez l’erreur, celle qu’on ne ferait jamais aux USA.
Dix ans après, cela s’est bien amélioré, mais pas chez tout le monde, surtout à Paris... cela existe, nous le vérifions et ces galeries-là, croyez bien que nous ne citons pas leurs expos ! c’est donc encore trop. Les étrangers doivent apprécier...

Etre poli, souriant, ça s’apprend ; malheureusement pas à l’école (l’enseignement du civisime y a disparu) alors que les galeristes fasse leur boulot de patron envers leurs employés, en supposant qu’ils soient polis aux-mêmes.

 

 

Prière aux galeries

> que vos horaires répondent à la réalité urbaine !
beaucoup d’acheteurs ont des responsabilités et ne sont pas disponibles avant 19-20h et les gens sont plus libres les week-ends ; toutes les activités culturelles (théâtre, musique...) suivent ces principes, y compris les musées (sauf ceux de la Ville de Paris, les Maires ayant toujours favorisé leur clientèle de fonctionnaires plutôt que leurs administrés...) ; la plupart des galeries pratiquent cela

 

> que vos jeunes hôtesses ne restent pas planquées derrière un guichet (cf leur ordinateur) !
mais se déclarent à disposition des visiteurs ; faites leur faire des exercices de sourires devant la glace... qu’elles apprennent le français et la politesse en commençant par "bonjour, puis-je vous aider ?"... sinon montrez leur le chemin de l’ANPE

> que votre espace soit convivial !
avec un petit espace d’accueil avec documentation et, miracle, un prie-Dieu (pardon, une chaise) devant

> que vos prix soient réalistes !
ce qui se vend aujourd’hui est ce qui se consomme, cela devrait se savoir depuis Warhol... ; en terme de marketing : l’art, pour devenir populaire, doit pouvoir toucher toutes les couches de clientèle, pas seulement les VIP ; n’oubliez pas que les jeunes seront vos clients de demain...

 
La Galerie Blue Square défend des artistes russes modernes et contemporains eencore peu connus, un vrai travail de découvreur ; ici : Vassiliev, Etude n°5, 2005
(courtoisie Vassiliev) ... clic=zoom

...alors que cesse cette course artificielle à la cote élevée qui rend les oeuvres inaccessibles et gonfle les stocks d’invendus chez vous et chez les artistes ; le bienfait de cette crise économique aura été de remettre quelques pendules à l’heure... pour combien de temps encore ?

 ainsi soit-il ...

 



Où sont les quartiers d'art ?
les expos du Grand Paris :

 les Fantasmes s’exposent !

 

par la Galerie FMR à l’espace Kiron

7 au 12 février


l’art abordable à Bruxelles

du 9 au 12 Fevrier

Envie d’Art y sera ! 


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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !


(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 



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