#
trucs, conseils, savoir-faire...
|
Elle est un lieu pivot qui relie le monde des arts au public et au marché ; sans elle, l’art plastique disparaîtrait de la rue et se cantonnerait au microcosme des amateurs fortunés ou des professionnels de la culture : on régresserait d’un siècle... En êtes-vous bien conscient ?
> voir aussi : comment acheter en galerie ? |
|
une "galerie-type" d’art contemporain : |
haut![]() |
elle est à la fois lieu d’exposition et de commerce, intermédiaire entre artistes et acheteurs ; elle est tenue par quelqu’un de passionné et compétent, souvent spécialisé (expert à son heure) ; elle est pourvue de documentation, voire d’un rayon librairie.
Son rôle est de soutenir des artistes avec lesquels elle aura passé un contrat (parfois d’exclusivité et limité dans le temps), pour en assurer la promotion par divers moyens : expositions en son lieu, manifestations, foires en France ou à l’étranger, prêt d’une oeuvre, diffusion d’informations, réalisation de documents et d’affiches, mailings, communiqués à la presse et sur internet ; elle supporte la logistique (organisation et installation des expositions, emballage et acheminement des oeuvres, assurance...), et bien sûr l’administration (comptabilité, droit...) ; elle cotise à la Maison des Artistes, paie la TVA (voir) et maintenant le droit de suite (ce qui diminue sa marge...) et doit payer ses assistant(e)s et les charges afférentes. Cela fait beaucoup, et ce n’est pas tout :
|
> les frais de notre galerie sont élevés dès lors que ses actions sont fortes et nombreuses, notamment en main d’oeuvre : vous voyez souvent en arrière-plan des jeunes pianoter sur des ordinateurs ou manipuler des monceaux de documents ou de cartons |
Artiste : savez-vous qu’elle participe pour vous à la cotisation à la Sécurité Sociale ?
Puristes : sachez que lorsqu’elle prend un risque financier, il faut bien qu’elle s’assure quelques revenus ; aussi ne vous étonnez pas qu’épisodiquement elle monte des promotions en marge de son activité : ventes spéciales d’objets, de vêtements de jeunes créateurs, ou qu’elle loue son espace pour des réunions privées ou d’entreprises... elle a besoin de vivre ! Pensez donc à ce que seraient St-Germain et le Marais sans ces galeries : des boulevards à fringues... beurkh
Souhaitons-lui le bonheur d’avoir trouvé, pris le temps et su promouvoir l’artiste parvenu devant la scène : elle l’aura bien mérité.
des galeries cherchent à se différencier : |
haut![]() |
Certaines cherchent plutôt des artistes reconnus qui par leur cote procurent un flux financier important et régulier, corollaire du haut de gamme ; mais se hisser à ce niveau demande du temps, une très haute compétence et des moyens financiers à la hauteur de l’enjeu.
D’autres cherchent à se démarquer en se spécialisant : dans un genre (le surréalisme...), un support (l’estampe, la vidéo...), une époque ou une région du monde... D’aucunes cherchent à s’adapter à l’évolution des moeurs ; par exemple elles proposent des services complémentaires : agence de communication, d’intermédiation, ou édition et librairie, ou bien import-export d’oeuvres ; on voit aussi des expériences réussies de mixage d’activités d’art et création : design et art, photo et art plastique... ; mais il y a des limites : un magasin fashion qui ouvre un espace d’art n’est pas une galerie mais une entreprise qui a la bonne idée d’améliorer son image par l’art, ce qui commence à venir en France, à l’instar des USA.
Enfin des galeries spécifiques louent leur espace à des artistes : c’est un débouché pour ceux qui ne trouvent pas à se placer dans le circuit, du fait de la saturation des offres d’artistes. Ce mode fonctionne bien lorsque le galeriste joue correctement son rôle par des services : invitations, mailing, accueil lors du vernissage puis après, documentation, etc, avec le savoir-faire qui va avec ; sinon l’équation qualité coût réputation (car tout se sait) peut devenir défavorable à l’artiste : renseignez-vous avec attention (et Almanart peut vous aider).
Ce qu’on n’aime pas en entrant : |
haut![]() |
> pas de boujour, pas même un coup d’oeil : on vous snobe, c’est très français...
> pas de documentation sur un bout de table facilement accessible, ni de liste des prix : pas le moindre effort ni sourire envers le client
> pas de respect des horaires affichés, aucun écriteau lorsque c’est fermé, pas même une excuse
|
En 98 disait Jean-Marc Salomon, créateur de la fameuse Fondation du Château d’Arenton à Grenoble (Les Echos Week-end 8 avril 05) "j’ai fait le tour des galeries... j’étais en jean et baskets... j’ai été plutôt mal accueilli dans nombre d’elles" ; depuis il aura investi plus de 1 M€ dans l’art... cherchez l’erreur, celle qu’on ne ferait jamais aux USA. Dix ans après, ça s’est amélioré, mais pas chez tout le monde, surtout à Paris... cela existe encore, nous le vérifions souvent (et ces galeries-là, croyez bien que nous ne citons pas leurs expos. !) ; c’est donc encore trop. Les étrangers doivent apprécier notre acceuil... Etre poli, souriant, ça s’apprend ; malheureusement pas à l’école (le civisime y a disparu) alors que les galeristes fasse leur boulot de patron envers leurs assistants, en supposant qu’ils soient polis aux-mêmes. |
Prière aux galeries, par l’amateur parisien ou d’ailleurs :
> que vos horaires suivent les réalités de la vie urbaine !
beaucoup d’acheteurs ont des responsabilités et ne sont pas disponibles avant 19-20h ; les saisons imposent aussi leurs lois : les amateurs aisés fuient Paris les week-end d’été et s’y balladent plutôt l’hiver ; toutes les activités culturelles (théâtre, musique...) suivent ces principes, même les musées s’y sont mis (sauf ceux de la Ville de Paris, évidemment : la-dessus le Maire actuel n’a rien fait, clientèlisme oblige...) ; ça bouge car plusieurs galeries ont compris cela
> que vos jeunes hôtes(ses) ne restent pas planqué(e)s derrière un guichet !
mais soient à disposition de tous les visiteurs ; faites leur faire des exercices de sourires devant la glace... qu’elles apprenent le français en commençant par "bonjour, puis-je vous aider ?"... (et qu’elles clopent ailleurs) sinon montrez leur le chemin de l’ANPE
> que vos prix soient réalistes !
ce qui se répand aujourd’hui est ce qui se consomme ; en termes de marketing l’art, pour devenir populaire, doit pouvoir toucher toutes les couches de clientèle, pas seulement les plus riches... Alors que cesse cette course artificielle à la cote élevée qui rend les oeuvres inaccessibles et gonfle les stocks d’invendus
ainsi soit-il...
|
Contact
|
Favoris
|
Aide
|
Lien coupé
|
Envoyez à un ami
|
RSS 2.0