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| Investir dans l’art contemporain : est-ce risqué, y a-t-il des pièges ? Comment interprêter les informations ? Voici quelques conseils |
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Quels peuvent être les risques particuliers d’investir en art ?
> la généralisation de l’esthétisme (mode, médias, habitat, art…) provoque une inflation d’acteurs ; l’art risque d’y perdre sa particularité et devenir banal : Yves Michaud (l’Art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique, Stock, 2003) parle d’une "dysneyisation de l’art contemporain".
> l’art est devenu un vecteur de l’industrie du tourisme : "les musées s’étendent, que va-t-on y mettre ? Qu’importe…" (Alain Bois, historien, JdA 267) ; voyez ce spectaculaire musée Guggenheim de Bilbao, presque vide. Il en résulterait deux risques pour l’investisseur : une banalisation de l’art, hors le très haut de gamme réservée à une élite riche, et une difficulté de choix (entre l’art et le design, par exemple) qui le ferait s’éloigner au profit de collections autres (montres, vieux manuscrits...).
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> dans tout domaine d’investissement un risque élevé se manifeste dès lors que le passionnel prend le pas sur le rationnel ; or précisément collectionner l’art est l’exemple même du mixe confus de passion et raison. |
Le point de vue de Laurent Godin, "l’idée d’investissement est toujours omniprésente mais le devient trop, cela mène à des abus ; de toutes façons le retour est long (ce que l’époque n’admet pas bien) ; pour moi l’essentiel est plutôt le regard qu’on porte sur les oeuvres, que les gens achètent les artistes en lesquels ils croient" |
Oui, la cote vous permet d’évaluer le prix approximatif d’une oeuvre, mais dans certaines conditions seulement :
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> contrairement à ce que l’on dit en langage courant, il s’agit de la cote d’une oeuvre et non pas celle d’un artiste ; car les oeuvres d’un même artiste peuvent varier (à critères techniques égaux) de +/- 30% ! > pour un même artiste les critères techniques interviennent de manière prépondérante, avec des différences de 1 à 1000 : voir notre échelle |
Les conseils de Martin Guesnet, "collectionner l’art est un investissement total : voir son interview passionnant |
Ayez de bons réflexes avant d’investir en art, posez-vous les bonnes questions suivantes :
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(courtezy Artprice.com) |
> aimerai-je toujours cette oeuvre dans quelques années ? Est-ce qu’elle "restera", voire passera dans l’histoire ? |
voir aussi les services proposés par Almanart
Mais c’est un encore plus compliqué car , pour une même technique les estimations varient selon certains facteurs : > la dimension de l’oeuvre (les artistes établissent des barèmes croissants ; typiquement : une toile de format Raisin (soit 50x65 : voir les "fiches pratiques" d’almanart) coûte 1.5 fois plus qu’une surface moitié moindre, et 1.5 fois moins qu’une surface double, c’est une bonne règle d’approximation > son époque, surtout pour des oeuvres historiques (exemple le grand Monory -140x245- en fond du portrait de Martin Guesnet, datant de 1966 époque fondatrice, a été vendu presque 92’000€ soit 50% au-delà de l’estimation, alors qu’à la même vente un tout aussi grand Monory de 1982 n’a été cédé qu’à environ 35’000€) > sa qualité artistique dans le contexte historique de l’époque > sa qualité technique et son état, etc, etc > … et l’ego des acheteurs dans la salle !
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