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Dans quoi pourriez-vous investir ? Question à réfléchir, surtout en période de crise où le coup de coeur pourrait coûter cher... Des exemples, des contre-exemples qui n’engagent que nous, avec un brin de chauvinisme européen et sous toutes réserves !
Christophe Leroux, Gate 3232, 2005, techique mixte |
idées et voies à suivre : |
> voir aussi : - l’aspect fiscal - les avis de pros |
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Indépendamment de toute conjoncture, que ce soit en haut ou en bas de gamme : ayez de bons réflexes avant d’investir, posez-vous les bonnes questions suivantes :
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(courtesy G.Fromanger)... clic=zoom |
> aimerez-vous toujours cette oeuvre dans quelques années ? Est-ce qu’elle "restera", voire passera dans l’histoire ? |
L’art indien ? Oui, il est encore abordable car s’il démarre fort, cela se limite à une poignée de vedettes (comme la star Subodh Gupta qui est déjà entre 40 et 150’000 €) ; attention, cela est monté trop vite, en 2009 certains prendront le descenseur.
Mais ne regardez donc pas si loin !
Voyez les artistes français :
car à la mauvaise nouvelle de leur sous-cote, en répond une bonne : cette situation change ; en effet les français sont nettement sous-cotés par rapport aux américains, allemands et même Italiens, en raison de leur faible visibilité ; on leur reproche des oeuvres trop théoriques ou trop complexes, de ne pas savoir communiquer, ne pas parler anglais, d’être soutenus pas un Etat mal organisée face au rouleau compresseur américain... Raison de plus pour qu’ils reviennent un jour en force, et ce jour est proche :
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chez les anciens, par exemple les Affichistes (partie des Nouveaux Réalistes) Villeglé et Rotella auront créé entre 1970 et 80 pratiquement la même chose (des tableaux d’affiches lacérées) mais le 2è a eu une cote supérieure au 1er jusqu’à la rétrospective Villeglé l’été 2008 à Pompidou |
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Ce retour international des français contemporains est une opportunité pour l’investisseur, quelle que soit la conjoncture.
débusquez les français mal connus ici mais qui ont déjà une réputation à l’étranger et qui reviennent en espérant mieux réussir par ce détour ; car le phénomène a été démontré, notamment par Jean-Marc Bustamante (chez Ropac l’été 2008, représentant de la France à Venise en 2003, professeur aux Beaux-Arts), qui le reconnaît de manière explicite en soulignant de manière claire quelques manques aux artistes français.
Ainsi entre autres voici trois artistes de qualité ayant eu une trajectoire parallèle, sur des territoires différents, qu’un investisseur qualifierait en termes boursiers : l’une de "valeur à risque mais à fort potentiel", les autres de "valeur sûre en évolution" :
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ST, 1998, 60x80x15, papier de soie, pigments, sculpture-installation ; |
> Claudine Drai, artiste mystique, travaille le papier, la soie, les pigments, l’écriture... pour sonder par des installations délicates les mystères de la vie ; elle a commencé à se faire connaître en France puis est partie quelques années au Japon où elle a eu un grand succès ; moyennant une attente, son retour en France s’est soldé en 2004 par son entrée chez Jérôme de Noirmont, galerie de tout 1er plan ; sa cote a alors marqué une forte hausse qui ne demande qu’à s’affirmer |
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B435, 2004, env. 30x30x10, tôle froissée ciselée et peinte, |
> Christophe Leroux, designer et artiste d’avant-garde, transcrit les aspects industriels de la vie dans une esthétique positive assortie d’une pointe d’humour ; il travaille l’acrylique, le pochoir, la tôle d’aluminium, le béton ; il vivait et exposait depuis 7 ans en Californie avec un clair succès, d’où il est revenu depuis 3 ans ; présent dans plusieurs expositions, il n’a pas encore trouvé ici une galerie de bon niveau ; alors, son démarrage sera certainement intéressant, d’autant qu’il sera encore dans des ventes et des galeries en Californie en 2009 |
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ST, 2008, 143x95, huile ou photo ? a vous de trouver... |
> Pascal Maljette est un plasticien français qui vit en Chine, qu’on pourrait qualifier de peintre sur huile et sur photographie tant ses deux moyens d’expression sont cohérents entre eux ; il y expose avec un étonnant succès depuis 4 ans alors qu’il ne voit qu’une exposition à Paris tous les deux ans où il revient de temps à autres |
surveillez les "Petits Maîtres" : [Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture 1820-1920, Gérard Schurr et Pierre Cabanne], terme qui désigne des artistes expérimentés et talentueux mais restés dans l’ombre des Maïtres qui ont fait l’histoire ; si par l’usage il s’applique à la fin du XIXè, la démarche reste très valable pour le collectionneur contemporain avisé ! Posez-vous la question : quels sont les artistes de talent, trop proches et masqués par les grands, et souvent sous-cotés ? Car certains vont sortir forts sur le marché ; exemples :
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Ivan Messac, Femme Fluorescente et Homme Decoratif, 2006, huile, collages env. 9’000€ (courtesy I.Messac) |
> dans l’Abstraction Lyrique, la galerie Arnoux présentait récemment des huiles des années 50 de Marie Raymond |
S’il y a des genres, des mouvements qui ont plus de succès, y a-t-il certaines techniques ou médias plus intéressantes pour l’investisseur ? Ici la prudence s’impose.
Par exemple comment expliquer l’envolée de la photo jusqu’en 2003 sans l’appui d’un marketing éhonté ? Y investir maintenant relève de l’accrobatie sans filet car, depuis, la valeur moyenne des photographes contemporains stagne ; quand les gens auront compris qu’ils achètent des multiples au prix d’oeuvres uniques, le soufflé retombera... en 2009 la crise fera certainement un profond ménage.
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Et le graffitisme, qui fréquente désormais galeries et salles de vente ?
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Bonne idée mais faites vite, car négligé jusqu’en 2005 l’indice est parti en fusée. Si le nombre d’artistes cotés reste faible, il y a du monde aux portillons des quelques galeries spécialisées. |
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Bien sûr votre marchand a une idée, mais ne pourra vous communiquer une vue historique ni les résultats des ventes, c’est à vous de vous renseigner. Aucune donnée fiable et complète n’est disponible sur internet sous forme gratuite, la saisie et la gestion de données aussi nombreuse revient très cher. Des catalogues de cotes ont été publiées sous forme papier mais les informations sont souvent trompeuses (par charité nous ne vous révélons pas l’édition dont les cotes sont fixées par les artistes eux-mêmes...), obsolètes, voire supprimées car l’éditeur a jeté l’éponge.
Trois ou quatre bases de données payantes existent mais la n°1 mondiale est la française ArtPrice, la plus sûre et la plus complète :
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ArtPrice a prévu pour l’amateur occasionnel une formule à court terme bon marché. |
informations sous toutes réserves ...... haut
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