nous avons adoré l’exposition de graffitisme au Grand Palais en mars 2009, pour ses oeuvres jouissives, pour la reconnaissance de l’art du graffitisme, pour la clairevoyance des acteurs privés et publics qui l’ont réalisée
mais quelle stupidité de l’avoir nommée Tag, de surcroît en l’écrivant T.A.G. (Tag and Graff) alors que les deux n’ont fondamentalement aucun point commun, hormis la rue.
C’est grave car comment maintenant expliquer aux gamins qui cochonnent nos rues, qu’en les taguant ils ne font pas de l’art et n’iront pas au Grand Palais ?
Et comment faire comprendre aux administrations locales qu’il faut effacer l’un et conserver l’autre ? Si déjà comme l’observait Pierre Cornette de Saint-Cyr : certains "représentants de l’ordre ne différencient pas un Picasso d’une Mobylette" (voir)... comment voulez-vous qu’ils sachent différencier un tag d’un graff ?
Et comme l’observe Catherine Millet : maintenant "si un tagueur se fait pincer, ça sera un argument pour son avocat..." [Le Point 19/04/09]
beaucoup d’entre vous aiment voir une belle fresque défiler à la fenêtre de leur train de banlieue, plutôt qu’un mur gris ou pisseux ou, peut-être même au détour d’une rue de la Capitale, découvrir un motif joli et amusant plutôt qu’une pub ou une affiche... ça c’est du graffitisme
la plupart d’entre vous détestent voir un mur propre et une devanture de magasin vandalisés par une signature de merde déposée par un jeune con en mal de reconnaissance : ça, c’est du tag (à l’exception de rares calligraphies heureuses)
apprenez ici à faire la différence !
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