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quelle différence entre un "livre d’artiste" et un "livre d’art" ? Je suis artiste et malgré mes recherches je n’arrive pas à trouver une définition claire écoutons la Directrice Générale des "Beaux Livres" de Lamartinière (interview d’Almanart) : "le livre d’artiste est édité en petit tirage (50 à 300 exemplaires) et il comporte au moins une œuvre originale de l’artiste : une lithographie ou une mini-sculpture, placée dans l’ouvrage ; il est vendu cher, de 300€ à 3000€ et passe par le circuit des galeries et éditeurs spécialisés, pas par les distributeurs de livres. Le livre d’art est un ouvrage qui aborde l’histoire de l’art, la monographie d’un artiste, etc, pour lequel on reproduit les œuvres avec une bonne qualité en restant dans la production industrielle ; le livre d’art est tiré entre 3000 et 5000 exemplaires et est distribué par les circuits normaux.
j’ai acheté un tableau "avant garde russe" signé en bas à gauche "BA 1933 " ; pourriez vous me dire où j’ai une chance de trouver le nom du peintre ? il s’agit peut-être d’Alexandre Benoit, mort en 1960, mais 1933 est un peu tardif pour un classement avant-gardiste russe ; donc à vérifier par ailleurs et avec une image. attention : pour ces questions, Almanart fait une recherche rapide et tente de répondre ; sinon, ou en plus, une recherche plus approfondie peut être faite par Almanart : voir nos services
dans les critères qui différencient une photo d’art d’une photo tout court : le mode de développement de la photo entre-t-il en ligne de compte ? Car le numérique n’oblige plus au développement en labo... Inversément, un photographe argentique qui a une démarche artistique ne dispose pas forcement des moyens techniques ni des compétences pour developper lui même ses pellicules... Qu’en est-il alors des photos développées chez un artisan ou tirées directement d’un fichier numérique ? permettez-nous de nuancer : imaginons un artiste dépourvu de tout équipement technique après le cliché ; une situation qui serait la même pour l’analogique que pour le numérique car il ferait appel à un opérateur ; si son art, son don, sont concentrés sur le "moment" de la prise de vue, alors le mode de développement n’y est pour rien ; le débat n’est donc pas là Discutons de ce "moment" précieux, délicat de la prise de vue : elle peut être précédée par une longue préparation, ou résulter d’une vie d’expérience... C’est ce qui distinguait Cartier-Bresson : sa capacité à saisir ce qu’il a appelé lui-même "l’instant décisif". Autre exemple exactement à l’opposé : Nadar était avant tout un portraitiste de studio impliquant une grande préparation (décors, pose du sujet, etc) ; mais surprise : les photos n’étaient pas les mêmes lorsqu’il opérait lui-même dans son labo, ou qu’un assistant le fasse : où donc se loge la part d’art ? En conclusion il y a mille façons de faire de bonnes ou de mauvaise photos, la technique aval n’étant qu’un moyen concret qui peut y contribuer : dans le 1er exemple elle intervient peu, mais beaucoup dans le 2ème. Certes si vous n’avez pas encore les moyens de traiter vous-mêmes vos clichés, vous vous privez d’un des moyens de faire de l’art, mais pas de la possibilité de faire de l’art ; d’ailleurs les premiers photographes n’en disposaient pas.
je suis un collectionneur un peu perdu au milieu de toute cette offre, aussi pourrais-je vous demander votre avis sur le travail de l’artiste X... NDLR : plusieurs messages semblables nous parviennent. dans ces cas nous tentons de ne pas vous donner un avis personnel sur l’artiste, mais plutôt sa position sur le marché, le genre qu’il aborde, comment il se situe par rapport à l’actualité et les autres artistes proches, où trouver des éléments sur internet. attention : de même pour ces questions, Almanart fait une recherche rapide et tente de répondre ; en plus, une recherche plus approfondie peut être faite par Almanart : voir nos services
en tant que scientifique je suis choqué par les privilèges des artistes, par rapport à la propriété industrielle ou scientifique : le droit industriel est limité à 30 ans à partir de l’invention et non à 70 ans à partir de la date de décès de l’auteur : c’est monstrueux ! il est vrai qu’il y a quelque chose de discutable, mais il faut considérer que le droit d’auteur, en général, est une sorte de transmission d’héritage ; vu de cette façon ce n’est ni plus ni moins choquant que de bénéficier d’un somme ou d’un bien sans avoir rien fait pour... Il faut mettre aussi ces éléments au niveau comparable : ici celui de l’entreprise (car peu de découvertes se font encore en solo dans une cave) ; là, l’artiste seul avec son droit patrimonial ; lui et le scientifiques avec son brevet, sont soumis au même type de contrainte : ce qui se fait au sein d’une entreprise lui appartient (en l’absence d’un contrat de cession, il est toujours prévu à l’embauche). Ce qui est bizarre est que les durées ne sont pas du tout les mêmes, de sorte que des ayants droits peuvent faire du business ainsi sur deux générations, c’est trop ! Et les plasticiens sont les moins favorisés : ils n’ont pas le droit aux subventions qu’ont ceux du domaine du spectacle, les uns n’étant pourtant pas moins intermittents que les autres...
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