La pluridisciplinarité et la transversalité dans l’art
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Petit Robert, "transversal : qui recoupe plusieurs disciplines". Cette peinture de Ed Rusha faite en 1962 n’est pas une publicité, mais une oeuvre montrant la toute puissance du cinéma à Los Angeles ; | ![]() |
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> il y a aussi un glossaire !
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Cette caractéristique se manifeste par une cohabitation de différents genres artistiques au sein d’une même oeuvre, par un mélange soit d’époques (exemples : les arts africains repris par Picasso dans les années 20 ou le pop-art revisité par des chinois dans les années 90), soit de géographies (le japonisme avec les Nabis en fin du XIXè...), soit plus récemment de domaines d’art (mode et peinture, architecture et design, musique ou vidéo et installation).
Il s’agit d’un phénomène surtout moderne, allant crescendo depuis le début du XXè siècle jusqu’à maintenant.
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A part l’influence ancienne mais restée discrète des arts africains, orientaux ou asiatiques sur l’art occidental, cette façon se remarque déjà en fin du XIXè dans la Sécession viennoise, au début du XXè dans le constructivisme (et sa continuation par les deux Bauhaus), après la 1ère guerre mondiale avec Dada puis les surréalistes dans les années 20, puis dans les années 60 avec les artistes de l’Ecole de New-York et le pop-art, enfin se développe partout en fin des années 80 : Anne Bony parle d’hybridation des domaines de création et Nicolas Bourriaud parle de fusion des styles grâce aux moyens mondiaux de communication et à la mondialisation de la société. Chen Zhen a présenté en 2005 au Palais de Tokyo une installation composée d’éléments de la vie courante comme abandonnés depuis des années, recouverts d’une poussière brune ; cette oeuvre prenante est compréhensible par tous, quel que soit son pays ou sa religion >> |
La transversalité traverse les continents (en témoigne la reprise du style pop par les artistes chinois), toutes les cultures (avec l’art multi-éthnique) comme les différentes sociétés (vers les minorités sexuelles ou sociales). Exemples : Richard Avedon et ses photos entre mode et art, Laurent Pariente et ses labyrinthes architecturaux, Pierre & Gilles et leurs montages kitsh « indous », Sylvie Fleury et ses installations de cosmétiques, l’indien Subodh Gupta et son utilisation d’ustensiles communs...
Si la transversalité est désormais installée dans l’art, c’est qu’elle reflète notre société contemporaine multiple, instantanée, simultanée et mondialisée.
Une conséquence est que l’historien et l’analyste y perdent leurs références et l’amateur ses points de repères, avec le risque d’accentuer son incompréhension de l’art contemporain.
L’artiste, lui, ne cherche généralement pas si loin et fait ce qui lui plait comme il le sent ; les jeunes qui ont sucé leurs pouces devant la télé, ont ensuite intégré les technologiques numériques et le brassage des genres internationaux dans leur quotidien le plus banal ; preuve en est le développement continu de l’art dans la BD et celui plus récent dans les jeux interactifs ; on comprend que cette génération s’intéresse autant actuellement l’art numérique.
à partir d’un de ses tableaux, Noémie créer une scène proche de la performance (ici au parvis du Centre Pompidou), qu’elle photographie ; La Danseuse, 2009 | << autre exemple : Noémie Sauve créer ces mises en scènes Disconographiques inspirées du théâtre ; de statiques elles devraient s’animer et devenir un jour un opéra |
Cette tendance à la transversalité gomme les frontières traditionnelles entre art et mode, art et décoration, art et poésie, art et théâtre... bref elle banalise la distinction entre arts majeurs et arts mineurs.
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Jeff Koons, pour nous un fantaisiste de haut niveau, pour le marché une excellente affaire, doit peut-être autant son succès à son art qu’à ses ébats érotiques médiatisés avec une célèbrité... une sorte de transversalité si l’on peut dire... >> |
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